L’essentiel de Physiologie en PASS
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10-01 · partie 1Homéostasie, compartiments et bilans hydriques
- L'homéostasie est le maintien dynamique de variables dans une plage compatible ; une valeur stable n'implique pas absence de flux, et l'état stationnaire se définit par un bilan net nul.
- Une boucle comprend variable, capteur, intégration et effecteurs ; le rétrocontrôle négatif réduit la perturbation initiale, le rétrocontrôle positif amplifie une évolution jusqu'à un événement de terminaison.
- Dans un modèle de 70 kg avec 60 % d'eau, l'eau totale vaut 42 L : environ 28 L intracellulaires et 14 L extracellulaires, le plasma représentant environ un quart de l'extracellulaire, soit 3,5 L.
- Le sang n'est pas identique au plasma : avec un hématocrite de 0,45 et un volume sanguin de 5 L, le volume plasmatique vaut approximativement 5 × 0,55 = 2,75 L.
- Le sodium domine parmi les cations extracellulaires et le potassium parmi les intracellulaires ; pompes et perméabilités entretiennent cette distribution, les compartiments restant globalement électroneutres.
- Un volume se mesure par dilution : quantité présente divisée par concentration à l'équilibre, en corrigeant pertes et signal de fond ; le volume intracellulaire obtenu par différence cumule les incertitudes.
- Une perte d'eau pure augmente la tonicité extracellulaire et fait sortir l'eau des cellules ; une perte isotone diminue surtout l'extracellulaire sans déplacement osmotique immédiat.
- Un œdème peut résulter d'une pression capillaire élevée, d'une perméabilité accrue, d'une pression oncotique plasmatique diminuée ou d'un drainage lymphatique insuffisant, mécanismes pouvant se combiner.
- Pour une substance, variation de stock = entrées − sorties + production − consommation ; pour l'eau, on compte boissons, aliments et eau métabolique, puis urines et pertes digestives, cutanées et respiratoires.
- L'osmolalité stimule notamment soif et vasopressine, qui modifie surtout la perméabilité à l'eau du collecteur ; sodium total et natrémie ne sont pas synonymes.
10-01 · partie 2Potentiels membranaires, propagation et synapses
- Le potentiel de membrane est la différence entre intérieur et extérieur, dépendant des gradients ioniques et des perméabilités.
- À environ 37 °C, pour un cation monovalent, le potentiel de Nernst E ≈ 61,5 mV × log10(Cext/Cint); pour un anion, la valence inverse l’effet.
- Avec K⁺ externe 4 mmol/L et interne 140 mmol/L, EK est voisin de −95 mV; le potentiel réel dépend de plusieurs ions.
- La pompe sodium-potassium maintient les gradients à long terme et a un effet électrogène direct, sans produire chaque phase rapide du potentiel d’action.
- Une dépolarisation suffisante active des canaux sodiques voltage-dépendants; l’entrée de sodium accentue la dépolarisation par rétrocontrôle positif et produit la montée rapide.
- Les canaux sodiques s’inactivent et des conductances potassiques augmentent; le potassium sort, favorisant repolarisation puis parfois post-hyperpolarisation.
- La période réfractaire absolue empêche un nouveau potentiel identique; pendant la relative, un stimulus plus fort peut être nécessaire.
- La myéline augmente la résistance transmembranaire et diminue la capacité effective des segments internodaux, permettant une conduction saltatoire plus rapide jusqu’aux nœuds.
- Un potentiel postsynaptique excitateur rapproche généralement la cellule du seuil; un inhibiteur réduit la probabilité de décharge, parfois par shunt sans hyperpolarisation visible.
- La sommation temporelle combine des réponses rapprochées dans le temps; la spatiale combine des entrées provenant de sites différents, avec un effet dépendant de la distance électrotonique.
10-01 · partie 3Physiologie des trois types musculaires
- La contraction squelettique repose sur des interactions cycliques entre myosine et actine, les filaments glissent sans raccourcir, la bande A reste constante, bande I et zone H diminuent.
- La fixation d'ATP favorise le détachement de la myosine ; son hydrolyse prépare une conformation à haute énergie ; l'ATP est requis aussi pour relâcher.
- Le calcium se fixe à la troponine C, déplaçant la tropomyosine et permettant l'accès de la myosine à l'actine ; les pompes SERCA le recapturent pour la relaxation.
- Une unité motrice comprend un motoneurone et les fibres qu'il innerve ; le recrutement de davantage d'unités augmente la force selon une logique de seuils.
- La sommation temporelle augmente la force quand une secousse suit une autre avant relaxation complète ; à fréquence élevée, tétanos physiologique de contraction soutenue.
- La relation longueur-tension active dépend du chevauchement actine-myosine ; la tension totale est la somme des contributions active et passive (titine, tissu conjonctif).
- Concentrique : raccourcissement sous charge ; excentrique : force en s'allongeant ; isométrique : longueur globale constante, mais dépense d'ATP possible.
- La vitesse de raccourcissement diminue quand la charge augmente ; travail = force × déplacement ; puissance = travail par unité de temps ou force × vitesse.
- La fatigue est une baisse de capacité à produire la force attendue, avec composantes centrales et périphériques ; la réduire à l'accumulation d'acide lactique est inexact.
- Le muscle lisse utilise calcium-calmoduline-MLCK et phosphorylation de la myosine, sans sarcomères striés ni troponine ; le cardiaque a un plateau et une longue réfractarité empêchant la sommation tétanique.
10-01 · partie 4Neurophysiologie sensorielle : transduction, codage et perception
- Un stimulus est une variation physique ou chimique activant un système sensoriel ; la transduction la transforme en changement électrique récepteur, et la perception est une construction nerveuse.
- Le potentiel récepteur est généralement gradué, son amplitude varie avec le stimulus, et il peut déclencher des potentiels d’action ou modifier la libération de neurotransmetteur.
- L’amplitude du potentiel d’action propagé ne grandit pas proportionnellement à l’intensité ; l’intensité est codée par fréquence, recrutement de fibres et distribution temporelle.
- Le champ récepteur est la région dont la stimulation modifie l’activité d’un neurone ; l’inhibition latérale renforce le contraste entre régions voisines.
- Un récepteur à adaptation rapide répond surtout aux changements, un à adaptation lente maintient sa réponse ; l’arrêt d’une réponse ne signifie pas forcément disparition du stimulus.
- La somesthésie inclut toucher, proprioception, température et nociception ; le tact discriminatif et la proprioception consciente croisent après relais bulbaire, beaucoup de voies nociceptives et thermiques croisent près de l’entrée.
- La nociception est le traitement nerveux de stimuli dommageables ; la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle, liée mais non identique, et l’hyperalgésie ou l’allodynie décrivent des phénomènes.
- La lumière réduit le GMPc, ferme les canaux dépendants du GMPc, hyperpolarise le photorécepteur et diminue le glutamate, que les bipolaires ON et OFF transforment différemment.
- La cochlée est tonotopique : la base répond aux fréquences élevées, l’apex aux basses ; l’endolymphe riche en potassium permet une entrée de K+ dépolarisant la cellule ciliée.
- Les canaux semi-circulaires détectent les accélérations angulaires ; utricule et saccule, avec otoconies, renseignent sur les accélérations linéaires et la gravité, et le réflexe vestibulo-oculaire stabilise le regard.
10-01 · partie 5Système nerveux autonome : circuits, récepteurs et réflexes viscéraux
- Le système nerveux autonome règle notamment les muscles lisses, le muscle cardiaque et les glandes ; le système moteur somatique commande les fibres musculaires squelettiques.
- La voie efférente autonome typique comporte un neurone préganglionnaire central, un relais ganglionnaire périphérique, puis un neurone postganglionnaire atteignant l'effecteur.
- Le mot ganglion désigne ici un relais avec synapses ; un ganglion sensitif spinal contient des corps cellulaires de neurones afférents et n'est pas organisé ainsi.
- Les neurones préganglionnaires sympathiques sont principalement dans la moelle thoracique et lombaire haute, classiquement T1 à L2.
- Les origines parasympathiques classiques sont des noyaux du tronc cérébral associés aux nerfs III, VII, IX et X, et les segments sacrés S2 à S4.
- Dans les ganglions autonomes l'acétylcholine agit sur des récepteurs nicotiniques neuronaux ; les effecteurs parasympathiques reçoivent surtout de l'acétylcholine sur des récepteurs muscariniques couplés aux protéines G.
- La plupart des terminaisons sympathiques postganglionnaires utilisent la noradrénaline ; alpha1 contracte souvent les muscles lisses vasculaires, bêta1 module le cœur, bêta2 relaxe certains muscles lisses.
- Les glandes sudoripares eccrines ont une commande sympathique cholinergique, principalement muscarinique à l'effecteur ; l'acétylcholine n'est donc pas exclusive au parasympathique.
- Les cellules chromaffines de la médullosurrénale reçoivent une commande sympathique préganglionnaire cholinergique et libèrent des catécholamines dans le sang.
- Le baroréflexe : une hausse de pression augmente l'activité afférente des barorécepteurs, l'intégration modifie les sorties vagales et sympathiques et tend à réduire fréquence, contractilité et tonus.
10-01 · partie 6Axes endocriniens et physiologie reproductive
- Une hormone agit sur des cellules possédant les récepteurs et relais appropriés, et sa concentration dépend de la sécrétion, distribution, liaison et élimination.
- Un taux élevé ne prouve pas une production élevée si la clairance diminue ; la concentration totale varie avec les protéines porteuses alors que la fraction libre évolue autrement.
- Les hormones peptidiques sont généralement stockées dans des vésicules et agissent sur des récepteurs membranaires ; les stéroïdes sont synthétisés à partir de cholestérol et agissent souvent via des récepteurs intracellulaires.
- L’hypothalamus contrôle l’adénohypophyse par des facteurs libérés dans un système porte ; l’hypophyse sécrète des hormones trophiques stimulant des glandes périphériques, et la neurohypophyse libère vasopressine et ocytocine.
- La TSH stimule la fonction folliculaire thyroïdienne ; l’iodure incorporé à la thyroglobuline sert à synthétiser T4 et T3, dont une partie de T3 vient de conversion périphérique de T4.
- Le cortisol est contrôlé par l’axe CRH-ACTH avec rythme et stress ; l’aldostérone dépend surtout du système rénine-angiotensine et de la kaliémie, pas durablement de l’ACTH.
- L’insuline, produite par les cellules bêta, augmente après une élévation de glucose ; le métabolisme du glucose ferme des canaux potassiques sensibles à l’ATP, favorise dépolarisation, entrée de calcium et exocytose.
- La PTH répond à la baisse du calcium ionisé via un récepteur sensible au calcium ; elle agit sur rein et os et favorise indirectement l’absorption intestinale par la vitamine D.
- La GnRH pulsatile stimule LH et FSH ; dans le testicule, LH agit sur Leydig et FSH sur Sertoli, et une stimulation continue prolongée peut désensibiliser les récepteurs.
- Dans l’ovaire, l’estradiol préovulatoire élevé et prolongé favorise le pic de LH ; la progestérone rend l’endomètre sécrétoire, et l’hCG maintient le corps jaune avant sa régression qui cause les menstruations.
10-02 · partie 1Cycle cardiaque, hémodynamique et régulation circulatoire
- Le débit cardiaque Q est le produit de la fréquence f par le volume d’éjection systolique VES ; à 70/min et 70 mL, Q vaut 4,9 L/min.
- Le VES est VTD moins VTS ; la fraction d’éjection est VES/VTD, sans unité, souvent en pourcentage, et n’est pas le débit.
- À l’état stationnaire, les débits des deux ventricules sont égaux en moyenne, malgré des pressions différentes ; un déséquilibre persistant accumulerait du sang.
- Les quatre phases de la boucle pression-volume sont remplissage, contraction isovolumétrique, éjection, relaxation isovolumétrique ; le volume ne change pas quand toutes les valves sont fermées.
- Pendant le remplissage, les valves atrioventriculaires sont ouvertes et les valves artérielles fermées ; l’éjection débute quand la pression ventriculaire dépasse celle de l’artère.
- L’ECG enregistre des différences de potentiel ; l’onde P correspond à la dépolarisation atriale, le QRS à la dépolarisation ventriculaire, l’onde T à la repolarisation ventriculaire.
- La précharge est l’étirement initial, la postcharge les contraintes à l’éjection, la contractilité une propriété intrinsèque ; Frank-Starling fait qu’un plus grand remplissage augmente l’éjection dans une plage physiologique.
- Le débit moyen suit Q = ΔP/R ; la pression motrice systémique est approximativement pression artérielle moyenne moins pression atriale droite.
- Dans le modèle de Poiseuille, R est proportionnelle à viscosité × longueur / rayon à la puissance quatre ; la compliance est ΔV/ΔP.
- Une chute de pression diminue la décharge des barorécepteurs carotidiens et aortiques, favorisant tachycardie, augmentation de contractilité, vasoconstriction artériolaire et veineuse.
10-02 · partie 2Ventilation, échanges et transport des gaz
- La ventilation minute VE est le volume courant VT multiplié par la fréquence f, tandis que la ventilation alvéolaire VA vaut approximativement (VT − espace mort VD) × f.
- Avec VT = 500 mL, VD = 150 mL et f = 12/min, VE = 6 L/min mais VA = 4,2 L/min.
- La compliance est ΔV/ΔP et dépend du tissu et de la tension superficielle ; le surfactant réduit cette tension et participe à la stabilité alvéolaire.
- Le volume résiduel reste après expiration maximale et n’est pas mesuré directement par une simple spirométrie ; les capacités qui l’incluent nécessitent une autre méthode.
- La diffusion alvéolocapillaire augmente avec surface, coefficient de diffusion et différence de pression partielle, et diminue avec l’épaisseur de la barrière.
- Le contenu artériel en O2 est approximé par CaO2 ≈ 1,34 × Hb × SaO2 + 0,003 × PaO2, avec Hb en g/dL, SaO2 en fraction et PaO2 en mmHg.
- Avec Hb=15 g/dL, SaO2=0,98 et PaO2=100 mmHg, CaO2 vaut environ 20,0 mL/dL ; une Hb basse peut donner un contenu bas malgré une saturation normale.
- Le CO2 est transporté dissous, lié à des protéines et surtout sous forme bicarbonate après réactions facilitées par l’anhydrase carbonique ; à production constante, PaCO2 varie inversement avec VA.
- Un shunt correspond à du sang perfusant une région sans ventilation efficace ; un espace mort correspond à une ventilation sans perfusion utile, et l’hypoxie alvéolaire provoque une vasoconstriction pulmonaire locale.
- La délivrance d’oxygène est débit cardiaque × contenu artériel, et la consommation suit le principe de Fick : débit × différence artérioveineuse de contenu.
10-02 · partie 3Filtration, transports rénaux et concentration urinaire
- Le DFG est un volume par unité de temps ; avec 120 mL/min, le volume filtré quotidien est 172,8 L, alors que l’urine finale peut être de quelques litres ou moins.
- Quantité excrétée par temps = quantité filtrée − quantité réabsorbée + quantité sécrétée.
- La charge filtrée d’une substance librement filtrée vaut DFG × concentration plasmatique.
- La clairance Cx = Ux × V/Px représente le volume de plasma théoriquement épuré de x par unité de temps.
- Un marqueur librement filtré, non réabsorbé, non sécrété et non métabolisé a une clairance égale au DFG ; la créatinine peut surestimer le DFG par sécrétion tubulaire.
- Le transport maximal Tm est une quantité par temps ; le seuil plasmatique est une concentration, et l’hétérogénéité des néphrons produit une zone de transition, ou splay.
- La branche descendante fine est très perméable à l’eau ; la branche ascendante épaisse réabsorbe du NaCl et est peu perméable à l’eau, dissociation du mécanisme multiplicateur à contre-courant.
- La vasopressine agit via les récepteurs V2 et favorise l’insertion d’aquaporines AQP2 dans la membrane apicale des cellules principales ; sans gradient médullaire, la perméabilité ne suffit pas.
- L’aldostérone favorise la réabsorption sodée et la sécrétion potassique ; les cellules intercalaires participent aux transports acido-basiques.
- Une concentration urinaire supérieure au plasma ne prouve pas une sécrétion nette ; une clairance nulle peut correspondre à une réabsorption complète.
10-02 · partie 4Équilibre acido-basique et régulations intégrées
- Le pH est le logarithme décimal négatif de l’activité des protons ; une différence d’une unité représente un facteur dix.
- Un tampon limite une variation de pH lors d’un apport acide ou basique mais ne supprime pas la nécessité d’éliminer les charges à long terme.
- La forme pédagogique de Henderson-Hasselbalch est pH = 6,1 + log10([HCO3⁻]/(0,03 × PaCO2)), avec bicarbonate en mmol/L et PaCO2 en mmHg.
- Avec HCO3⁻ = 24 mmol/L et PaCO2 = 40 mmHg, le rapport vaut 20 et le pH ≈ 7,40 ; un pH normal n’exclut pas un trouble compensé ou mixte.
- Une acidose tend à diminuer le pH, une acidémie est un pH inférieur à la référence ; alcalose et alcalémie se distinguent de même.
- Les quatre troubles primaires sont : acidose métabolique (baisse HCO3⁻), alcalose métabolique (hausse HCO3⁻), acidose respiratoire (hausse PaCO2), alcalose respiratoire (baisse PaCO2).
- La compensation attendue : acidose métabolique fait diminuer PaCO2, alcalose métabolique tend à augmenter PaCO2, acidose respiratoire augmente HCO3⁻, alcalose respiratoire diminue HCO3⁻.
- Pour l’acidose métabolique, PaCO2 attendue ≈ 1,5 × HCO3⁻ + 8, avec une plage d’environ ±2 mmHg.
- Le trou anionique usuel est Na⁺ − (Cl⁻ + HCO3⁻), sans potassium ; l’albumine basse peut masquer une élévation.
- L’excrétion acide nette = ammonium + acidité titrable − bicarbonate urinaire, quantités exprimées pour la même durée et unités compatibles.
10-02 · partie 5Physiologie digestive, absorption et état nourri
- La digestion comprend ingestion, propulsion, transformation mécanique et chimique, absorption puis élimination, et nécessite coordination des sécrétions, de la motricité et de la vascularisation.
- Le système nerveux entérique comprend les plexus myentérique et sous-muqueux ; il organise des réflexes locaux et reçoit des influences autonomes parasympathique et sympathique.
- Les cellules pariétales gastriques sécrètent des protons via une H⁺/K⁺-ATPase ; acétylcholine, gastrine et histamine stimulent, la somatostatine freine.
- Le facteur intrinsèque, produit par les cellules pariétales, est nécessaire à l’absorption efficace de la vitamine B12 dans l’iléon terminal.
- Le pancréas exocrine sécrète enzymes et bicarbonates ; l’entéropeptidase intestinale active le trypsinogène, puis la trypsine active d’autres précurseurs.
- La sécrétine répond à l’acidité duodénale et favorise une sécrétion bicarbonatée ; la cholécystokinine répond aux produits nutritifs et stimule sécrétion enzymatique et contraction vésiculaire.
- Les sels biliaires facilitent l’émulsification et la formation de micelles, sans être des enzymes hydrolysant les triglycérides ; ils sont réabsorbés surtout dans l’iléon.
- Glucose et galactose utilisent un cotransport apical avec le sodium ; le fructose utilise un transport facilité distinct, et la sortie basolatérale rejoint le sang portal.
- Dans l’entérocyte, les lipides à longue chaîne forment des chylomicrons qui gagnent la lymphe avant le sang ; les acides gras courts ou moyens suivent plutôt la voie portale.
- Après un repas, l’insuline favorise stockage et utilisation des substrats ; pendant le jeûne, la baisse du rapport insuline/glucagon favorise mobilisation hépatique du glycogène puis production de glucose.
10-02 · partie 6Calcium et phosphate : compartiments, os, rein et régulations hormonales
- Le calcium plasmatique comprend une fraction ionisée détectée par le CaSR, une fraction liée à l'albumine et une fraction complexée.
- Une alcalinisation favorise la liaison du calcium à l'albumine et peut diminuer la fraction ionisée à calcium total inchangé.
- La PTH favorise la conservation rénale du calcium, diminue la réabsorption proximale du phosphate et stimule la production rénale de calcitriol.
- Le FGF23, produit notamment par les ostéocytes, diminue la réabsorption tubulaire proximale de phosphate et réduit le calcitriol.
- PTH et FGF23 ont tous deux un effet phosphaturiant, mais leurs effets sur le calcitriol sont opposés dans le schéma physiologique de base.
- Le calcitriol augmente l'absorption intestinale de calcium et de phosphate et agit via un récepteur nucléaire modifiant l'expression de gènes.
- La vitamine D subit une hydroxylation hépatique donnant la 25-hydroxyvitamine D, puis une hydroxylation notamment rénale donnant le calcitriol.
- Le rein filtre la fraction ultrafiltrable du calcium puis en réabsorbe la majeure partie, surtout dans le tubule proximal et l'anse ascendante large.
- Le phosphate filtré est principalement réabsorbé dans le tubule proximal par des cotransports sodium-phosphate, et diminuer cette réabsorption augmente la phosphaturie.
- Les ostéoblastes produisent l'ostéoïde riche en collagène I, les ostéoclastes résorbent, et la calcitonine peut inhiber cette résorption mais son rôle quotidien est moins central que le réseau PTH-calcitriol.
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