L’essentiel de Biophysique en PASS
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8 cours80 points clés
12-01 · partie 1Solutions, concentrations et activités
- Une solution est un mélange homogène où un solvant disperse des espèces dissoutes; concentration molaire c = n/V rapporte la quantité de matière au volume final.
- La concentration massique c_m = m/V se relie à la concentration molaire par c_m = cM, avec M masse molaire; l'unité SI de concentration molaire est mol/m³.
- La molalité et l'osmolalité s'expriment par kilogramme de solvant, contrairement à la molarité et l'osmolarité par litre de solution.
- La concentration n'est pas une quantité conservée; une dilution conserve la quantité de soluté si aucune réaction ni perte n'intervient, avec c1V1 = c2V2, où V2 est le volume final.
- L'osmolarité compte les particules osmotiquement actives par litre de solution; un glucose non dissocié fournit une particule par molécule, une mole de NaCl dissociée fournit deux moles de particules.
- La force ionique I = (1/2) somme(c_i z_i²) pondère chaque ion par le carré de sa charge; elle n'est pas la somme des charges.
- L'activité a = γc/c° corrige l'écart au modèle idéal; à forte dilution, certains modèles permettent d'approcher γ par 1.
- Une solution de CaCl2 entièrement dissocié à c mol/L contient c mol/L de Ca²⁺ et 2c mol/L de Cl⁻, soit 3c Osm/L idéalement.
- L'électroneutralité exige l'égalité des charges totales, pas l'égalité du nombre de cations et d'anions; la somme c_i z_i doit être nulle.
- Un pourcentage doit être défini: 5 % masse/volume contient 5 g pour 100 mL de solution, 5 % masse/masse contient 5 g pour 100 g de préparation.
12-01 · partie 2Diffusion, osmose et filtration membranaire
- La loi de Fick s'écrit J = −D dc/dx ; D s'exprime en m²/s et J est un flux par surface et par temps.
- Pour une membrane plane d'épaisseur e, le débit diffusif s'écrit dn/dt = P S(c1 − c2), avec P une perméabilité en m/s.
- Un temps caractéristique diffusif varie comme L²/D ; doubler une distance multiplie approximativement le temps diffusif par quatre.
- L'osmose est un transport de solvant à travers une membrane sélectivement perméable.
- Dans une solution diluée idéale, la pression osmotique vaut π = c_osm RT, avec c_osm en mol/m³ si R est en unités SI.
- La tonicité décrit l'effet d'une solution sur le volume cellulaire à l'équilibre considéré et dépend surtout des solutés qui ne traversent pas librement la membrane.
- Deux solutions iso-osmolaires ne sont pas nécessairement isotoniques : un soluté pénétrant peut s'équilibrer puis laisser entrer de l'eau.
- Le coefficient de réflexion σ décrit l'efficacité osmotique d'un soluté : proche de 1 pour un soluté retenu, proche de 0 pour un soluté librement perméant.
- Un débit volumique simplifié à travers une barrière s'écrit Qv = LpS(Δp − σΔπ), en définissant les différences selon une même orientation.
- Les protéines plasmatiques contribuent à une pression oncotique parce qu'elles sont relativement retenues par certaines barrières.
12-01 · partie 3Potentiels et courants des membranes
- Le potentiel membranaire Vm est défini comme le potentiel intérieur moins le potentiel extérieur.
- Le potentiel d'équilibre vaut E_ion = RT/(zF) ln([ion]_ext/[ion]_int); à 37 °C, RT/F vaut environ 26,7 mV et le coefficient décimal environ 61,5 mV/z.
- Pour un anion, oublier le signe de z inverse le résultat du potentiel d'équilibre.
- Le courant ionique suit I_ion = g_ion(Vm − E_ion), sortant positif; pour un anion, un courant positif peut correspondre à une entrée de charges négatives.
- Le potentiel de repos d'une membrane perméable à plusieurs ions n'est généralement égal à aucun potentiel de Nernst pris isolément.
- La pompe Na⁺/K⁺ exporte trois Na⁺ et importe deux K⁺ par cycle; le repos stable est stationnaire et consomme de l'énergie, non un équilibre global.
- Dans un axone classique, une dépolarisation active des canaux Na⁺ dépendants du voltage, puis inactivation Na⁺ et conductance K⁺ repolarisent; la période réfractaire absolue correspond à des canaux Na⁺ inactivés.
- La myéline augmente la résistance transmembranaire et réduit la capacité effective; q = CmVm montre qu'une petite fraction d'ions charge la membrane, les volumes restant presque électroneutres.
- Pour deux conductances ohmiques sans courant externe ni actif, Vm = (g1E1 + g2E2)/(g1 + g2); conductance et perméabilité ne sont pas interchangeables ni à confondre avec l'équation de Goldman.
- La constante de temps passive d'un modèle ponctuel linéaire vaut C/g.
12-01 · partie 4Équilibres acido-basiques et systèmes tampons
- Le pH vaut −log10(a_H+), où l'activité des protons est sans dimension; en solution diluée, on l'approche par −log10([H+]/c°), avec c° = 1 mol/L.
- Une diminution d'une unité de pH multiplie par dix l'activité protonique; un pH de 6 n'est pas un peu plus acide qu'un pH de 7.
- Pour AH/A−, Ka = a_H+ a_A−/a_AH et pKa = −log10(Ka); Henderson-Hasselbalch donne pH = pKa + log10([A−]/[AH]) en assimilant activités et concentrations.
- Quand pH = pKa, les deux formes sont égales; à pH = pKa + 1, la base conjuguée est dix fois plus abondante, soit environ 91 %.
- Un tampon limite les variations de pH; son efficacité dépend de la quantité totale et du rapport, donc deux solutions de même pH peuvent avoir des capacités différentes.
- Le système bicarbonate/CO2 est ouvert; pH = 6,1 + log10([HCO3−]/(0,03 × PCO2)), bicarbonates en mmol/L, PCO2 en mmHg, constantes approximatives à 37 °C.
- Une baisse primaire des bicarbonates tend à donner une acidose métabolique; acidose est un processus, acidémie un pH sanguin abaissé.
- Après ajout d'acide fort, il faut faire le bilan stœchiométrique: l'acide consomme A− et forme AH, puis on évalue le nouveau rapport avant Henderson-Hasselbalch.
- La fraction basique vaut r/(1+r) avec r = 10pH − pKa; au pKa chaque fraction vaut 0,5, et une unité au-dessus donne 10/11 = 90,9 %.
- Pour un acide faible seul, h²+Ka h−Ka C=0 et h=(√(Ka²+4KaC)−Ka)/2; l'approximation h≈√(KaC) exige h/C petit, pas seulement Ka petit.
12-01 · partie 5Transport des gaz et bilans de matière
- Dans un mélange de gaz parfaits, P_i = x_i P_totale, la somme des pressions partielles égale la pression totale, et une fraction molaire est sans dimension.
- La loi de Henry s'écrit c_dissous = αP_gaz pour une température et une convention d'unités données, α dépendant du gaz, du liquide et de la température.
- Il faut distinguer pression partielle, concentration dissoute libre et quantité totale transportée ; si le gaz se lie à une protéine, le contenu total peut dépasser la seule fraction dissoute.
- Pour l'oxygène, la pression partielle reflète la composante dissoute, mais une grande partie du contenu sanguin est liée à l'hémoglobine dans les conditions physiologiques habituelles.
- Le débit de transfert gazeux est une conductance de diffusion multipliée par une différence de pression partielle ; une surface plus grande favorise le transfert, une barrière plus épaisse le réduit.
- Un volume de gaz dépend de sa température et de sa pression ; pour une quantité fixe, pV/T reste constant, et une consommation en mL/min doit préciser les conditions de référence.
- Si l'on humidifie un gaz sec à pression totale constante, la pression partielle du gaz sec devient x_sec(P_totale - P_eau) ; utiliser x_sec P_totale surestime sa contribution.
- Le principe de Fick pour un organe exprime, en régime stationnaire et sans autre source, un débit de consommation comme débit sanguin multiplié par différence de contenu entrant-sortant.
- Dans ce bilan, la différence porte sur un contenu par volume de sang, pas directement sur une différence de pressions partielles.
- À l'état stationnaire, Q C_entrée - Q C_sortie = consommation si débit entrant égal au sortant et aucune accumulation ; si le stock augmente, ajouter un terme d'accumulation.
12-02 · partie 1Radioactivité, interactions et dosimétrie
- Un radionucléide est un noyau instable pouvant se transformer spontanément ; la décroissance suit N(t) = N0 exp(−λt), où λ est une probabilité de désintégration par unité de temps.
- L'activité A = λN mesure le nombre moyen de désintégrations par seconde et s'exprime en becquerels ; la période T = ln(2)/λ divise l'activité par deux.
- Après n périodes, la fraction restante est 2⁻ⁿ ; la décroissance est probabiliste au niveau d'un noyau, on ne prédit pas l'heure de sa désintégration.
- Si décroissance physique et élimination biologique sont deux processus indépendants du premier ordre, 1/T_effective = 1/T_physique + 1/T_biologique ; cette relation ne vaut pas automatiquement pour une cinétique multicompartimentale.
- Alpha : noyau d'hélium ; bêta moins : électron et antineutrino ; bêta plus : positon et neutrino ; gamma : photon de désexcitation nucléaire ; rayons X : photons d'origine électronique.
- Des photons peuvent interagir par effet photoélectrique, diffusion Compton ou création de paire ; l'atténuation monoénergétique en faisceau étroit s'écrit I = I0 exp(−μx), avec couche de demi-atténuation ln(2)/μ.
- La dose absorbée D est l'énergie déposée par unité de masse, en grays : 1 Gy = 1 J/kg ; les doses équivalente et efficace en sieverts utilisent des pondérations de radioprotection.
- Irradiation signifie exposition à un rayonnement ; contamination signifie présence de matière radioactive sur ou dans un organisme ; une source externe peut irradier sans contaminer.
- L'activité s'exprime en becquerels, l'énergie déposée en joules, la dose absorbée en grays ; Bq et Gy ne sont pas convertibles sans données supplémentaires.
- Si un détecteur enregistre N événements indépendants suivant une loi de Poisson, l'incertitude type de comptage est approximativement racine(N) et l'incertitude relative décroît comme 1/racine(N).
12-02 · partie 2Formation du signal en imagerie médicale
- La radiographie mesure une atténuation projetée, avec superposition possible de structures à des profondeurs différentes ; le contraste dépend de la composition, de l’épaisseur et de l’énergie du faisceau.
- La TEP détecte en coïncidence des photons d’annihilation positon-électron, typiquement deux photons de 511 keV dans la situation idéale au repos.
- L’échographie utilise des ondes mécaniques et leurs échos aux changements d’impédance acoustique Z = ρc ; la profondeur est d = cΔt/2 car l’onde fait un aller-retour.
- Une fréquence ultrasonore élevée offre généralement une meilleure résolution spatiale mais une pénétration plus faible à cause de l’atténuation.
- Le décalage Doppler réfléchi vaut environ 2f0 v cos θ/c ; à 90°, la composante mesurée s’annule dans ce modèle.
- L’IRM exploite les noyaux d’hydrogène : un champ principal crée une aimantation, une excitation radiofréquence la perturbe, puis la relaxation T1 longitudinale et T2 transversale produit le signal.
- Après préparation, Mz = M0[1 − exp(−t/T1)] et Mxy = Mxy0 exp(−t/T2) décrivent respectivement récupération longitudinale et décroissance de cohérence transversale.
- En écho de spin simplifié, le signal est proportionnel à ρ[1 − exp(−TR/T1)] exp(−TE/T2), avec TR temps de répétition et TE temps d’écho.
- Un TR long réduit l’influence de la récupération incomplète ; un TE long accentue certaines différences de décroissance transversale mais diminue le signal.
- Un pixel est un élément du plan d’affichage, un voxel possède en plus une épaisseur ; réduire les pixels ne dépasse pas la résolution imposée par détecteur, faisceau ou reconstruction.
12-02 · partie 3Résolution, contraste, bruit et artéfacts
- Le contraste mesure une différence de signal entre deux régions selon une définition précisée, tandis que la résolution spatiale décrit la capacité à distinguer des structures proches.
- Pour un comptage idéal de photons indépendants de moyenne N suivant une loi de Poisson, l'écart-type vaut √N et le rapport signal sur bruit vaut √N.
- En ultrasons, λ = c/f ; à 5 MHz et 1540 m/s, λ = 0,308 mm, et la résolution axiale estimée vaut la moitié de la longueur de l'impulsion.
- En IRM, le contraste dépend de TR et TE ; T2* combine T2 et inhomogénéités de champ et est généralement plus court ou égal à T2.
- Au scanner, un pixel appartient au plan de l'image et un voxel ajoute une épaisseur, si bien que deux tissus dans le même voxel donnent un effet de volume partiel.
- L'unité Hounsfield utilise l'eau comme référence avec HU = 1000(μ_tissu − μ_eau)/μ_eau ; l'eau vaut 0 HU et l'air est proche de −1000 HU.
- Le fenêtrage sélectionne une plage affichée de niveaux et change la visibilité sans créer une nouvelle mesure ni modifier la résolution physique.
- Pour deux régions à bruits indépendants d'écarts-types σ1 et σ2, l'incertitude sur leur différence est racine(σ1² + σ2²).
- Si deux étapes gaussiennes indépendantes ont des écarts-types σ1 et σ2, leur convolution a une variance σ1²+σ2² et une largeur totale √(σ1²+σ2²), pas σ1+σ2.
- Des pixels plus petits peuvent mieux échantillonner un flou déjà présent mais ne le suppriment pas, et une interpolation ajoute des points calculés sans nouvelles observations indépendantes.
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