L’essentiel de Métabolisme en PASS
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04-01 · partie 1Énergie, flux et compartiments métaboliques
- Le catabolisme transforme des molécules en composés plus simples et récupère souvent énergie et équivalents réducteurs ; l’anabolisme construit et consomme généralement énergie et pouvoir réducteur.
- La concentration est un stock par unité de volume, le flux une quantité par unité de temps ; un état stationnaire diffère d’un équilibre thermodynamique car des flux sont maintenus.
- L’ATP couple des réactions ; ATP → ADP + Pi diffère de ATP → AMP + PPi, et ATP → AMP est souvent compté comme deux liaisons phosphoanhydride équivalentes.
- La charge énergétique peut être décrite par ([ATP] + 0,5[ADP])/([ATP] + [ADP] + [AMP]) et varie entre zéro et un dans ce modèle.
- NADH relie fréquemment des oxydations cataboliques à la respiration ; NADPH alimente des réductions biosynthétiques et certains systèmes antioxydants ; le FAD est souvent lié à son enzyme.
- La glycolyse est cytosolique, la majorité du cycle de Krebs matricielle et la chaîne respiratoire membranaire interne ; le NADH cytosolique utilise des navettes.
- Le contrôle du flux peut être distribué entre enzymes, transporteurs, disponibilité des substrats et demande énergétique, sans toujours une unique enzyme limitante.
- Pour A ⇌ B, ΔG = ΔG°′ + RT ln([B]/[A]) ; si ΔG°′ est positif mais B est rapidement consommé, ΔG peut devenir négatif.
- L’adénylate kinase catalyse 2 ADP ⇌ ATP + AMP ; une consommation modérée d’ATP augmentant ADP peut produire une variation relative importante d’AMP.
- Une boucle kinase et phosphatase a pour somme l’hydrolyse de l’ATP ; S et S-P disparaissent du bilan global et un flux égal dissipe de l’énergie.
04-01 · partie 2Glycolyse et devenir du pyruvate
- La glycolyse convertit un glucose à six carbones en deux pyruvates à trois carbones dans le cytosol.
- Le bilan net de la glycolyse est deux ATP et deux NADH par glucose, avec deux pyruvates ; deux ATP sont investis et quatre produits.
- La glycolyse ne libère pas de CO2 dans son bilan de conversion du glucose en pyruvate.
- La lactate déshydrogénase réduit le pyruvate en lactate en réoxydant NADH en NAD+ ; le bilan glucose → deux lactates donne deux ATP nets et pas de NADH net.
- Le complexe pyruvate déshydrogénase réalise une décarboxylation oxydative : pyruvate à trois carbones → groupe acétyle à deux carbones porté par CoA, avec CO2 et NADH.
- Chez l'humain, l'acétyl-CoA ne peut pas revenir directement au pyruvate pour produire du glucose net par inversion de PDH.
- La pyruvate carboxylase produit de l'oxaloacétate en consommant ATP et bicarbonate, avec la biotine comme cofacteur ; elle participe à l'anaplérose et à la néoglucogenèse.
- Les navettes malate-aspartate ou glycérol-3-phosphate n'ont pas le même point d'entrée ni le même rendement, expliquant les bilans de 30 ou 32 ATP par glucose complet.
- Le fructose-2,6-bisphosphate est un régulateur distinct de la PFK-1, à ne pas confondre avec le fructose-1,6-bisphosphate, intermédiaire de la glycolyse.
- Un résidu de glucose libéré comme glucose-1-phosphate rejoint glucose-6-phosphate sans consommer l'ATP de l'hexokinase, donnant trois ATP nets en lactate.
04-01 · partie 3Cycle de Krebs et phosphorylation oxydative
- L’acétyl-CoA apporte deux carbones qui se condensent avec l’oxaloacétate à quatre carbones pour former le citrate à six carbones.
- Deux décarboxylations oxydatives conduisent à l’alpha-cétoglutarate puis au succinyl-CoA, avec production de deux CO2 et deux NADH.
- Le succinyl-CoA donne le succinate avec une phosphorylation au niveau du substrat, sous forme de GTP ou d’ATP selon les isoenzymes.
- Par acétyl-CoA, le bilan conventionnel comporte trois NADH, un équivalent FADH2 et un GTP, avec deux CO2, l’oxaloacétate étant régénéré comme accepteur catalytique.
- La succinate déshydrogénase est intégrée à la membrane interne et appartient aussi au complexe II, qui ne pompe pas de protons.
- Les complexes I, III et IV contribuent à la translocation de protons, tandis que le complexe IV réduit O2 en eau.
- Le gradient électrochimique combine concentration en protons et potentiel électrique ; l’ATP synthase utilise le retour des protons pour former ATP, et un découplant le dissipe sans synthèse d’ATP.
- Les rendements conventionnels sont environ 2,5 ATP par NADH mitochondrial et 1,5 par entrée de type FADH2, soit 10 ATP par tour et souvent 30 ou 32 ATP par glucose.
- La pyruvate carboxylase forme de l’oxaloacétate à partir de pyruvate, ATP et bicarbonate, une anaplérose qui reconstitue le pool du cycle.
- O2 + 4 H+ + 4 e− → 2 H2O : un NADH apporte deux électrons, donc 8 µmol de NADH réoxydés donnent 4 µmol d’O2.
04-01 · partie 4Glycogène, néoglucogenèse et voie des pentoses
- La glycogénogenèse convertit le glucose-6-phosphate en glucose-1-phosphate puis en UDP-glucose, activé par un nucléotide triphosphate ; la glycogène synthase allonge les chaînes en alpha(1→4) et l'enzyme branchante crée les alpha(1→6).
- La glycogénolyse : la glycogène phosphorylase coupe les liaisons alpha(1→4) par phosphorolyse et libère surtout du glucose-1-phosphate ; l'enzyme débranchante libère du glucose libre via son alpha(1→6)-glucosidase.
- Le foie possède la glucose-6-phosphatase et exporte du glucose libre ; le muscle squelettique en est dépourvu et utilise le glucose-6-phosphate pour sa glycolyse locale.
- La phosphorylation active la glycogène phosphorylase et inhibe la glycogène synthase ; la déphosphorylation fait l'inverse ; l'insuline favorise le stockage et le glucagon la mobilisation hépatique.
- La néoglucogenèse forme du glucose à partir de lactate, glycérol et acides aminés ; pyruvate carboxylase, PEP carboxykinase, fructose-1,6-bisphosphatase et glucose-6-phosphatase contournent les étapes irréversibles.
- À partir de deux pyruvates, la néoglucogenèse coûte quatre ATP, deux GTP et deux NADH pour un glucose ; le bilan dépend du précurseur, le lactate fournissant du NADH cytosolique.
- Le fructose-2,6-bisphosphate active la PFK-1 et inhibe la fructose-1,6-bisphosphatase ; cette régulation réciproque limite un cycle futile entre glycolyse et néoglucogenèse.
- La phase oxydative de la voie des pentoses produit NADPH, CO2 et un pentose phosphate ; le NADPH sert aux synthèses réductrices et le ribose-5-phosphate aux nucléotides.
- La transcétolase transfère des fragments à deux carbones via le TPP et la transaldolase des fragments à trois carbones ; trois pentoses donnent deux hexoses et un triose.
- Un résidu glucosyl issu de la phosphorolyse procure trois ATP nets jusqu'au lactate, contre deux pour un glucose libre nécessitant l'hexokinase ; ce calcul porte sur une réserve déjà formée.
04-02 · partie 1Acides gras, synthèse lipidique et corps cétoniques
- L'acide gras est activé en acyl-CoA par ATP vers AMP et pyrophosphate, coût conventionnel de deux équivalents ATP, soustrait une seule fois par acide gras activé.
- La navette carnitine transfère le groupe acyle : CPT1 forme l'acylcarnitine, une translocase échange, CPT2 reforme l'acyl-CoA matriciel ; la CoA ne diffuse pas librement.
- Le malonyl-CoA inhibe CPT1 : quand la synthèse des acides gras est active, cette inhibition limite leur entrée simultanée vers l'oxydation.
- Un cycle de bêta-oxydation comprend oxydation FAD, hydratation, oxydation NAD+ puis thiolyse, raccourcit la chaîne de deux carbones et libère un acétyl-CoA.
- Pour un acide gras saturé pair à n carbones : n/2 acétyl-CoA et n/2 moins 1 cycles ; le palmitate donne huit acétyl-CoA, sept NADH, sept FADH2, soit 106 ATP nets.
- L'acétyl-CoA carboxylase forme le malonyl-CoA en consommant ATP et bicarbonate avec biotine ; la synthase utilise une amorce et des unités malonyle avec du NADPH.
- La synthèse d'un palmitate demande sept ATP pour sept malonyl-CoA et quatorze NADPH ; le CO2 ajouté est relibéré et non retenu comme carbone net.
- Le foie produit acétoacétate et bêta-hydroxybutyrate mais ne les consomme pas faute de SCOT ; les érythrocytes ne les oxydent pas faute de mitochondries.
- Bêta-oxydation : matrice mitochondriale, CoA, produit NADH et FADH2 ; synthèse : cytosol, ACP, consomme NADPH et utilise malonyl-CoA et amorce.
- Une chaîne impaire donne un propionyl-CoA converti en succinyl-CoA via biotine et vitamine B12 ; une double liaison cis traitée par isomérase diminue le rendement de 1,5 ATP.
04-02 · partie 2Cholestérol et transport des lipides
- Une lipoprotéine est une monocouche de phospholipides, cholestérol libre et apolipoprotéines entourant un cœur de triacylglycérols et d'esters de cholestérol.
- Les apolipoprotéines servent de charpente, ligands de récepteurs ou régulateurs enzymatiques ; elles ne sont pas interchangeables et certaines sont échangeables.
- La densité d'une lipoprotéine dépend du rapport protéines/lipides : les particules riches en triacylglycérols sont moins denses, celles riches en protéines plus denses.
- Les chylomicrons, d'origine intestinale, transportent les lipides alimentaires et comportent l'apoB-48 ; la lipoprotéine lipase hydrolyse leurs triacylglycérols dans les capillaires.
- Le foie sécrète des VLDL avec apoB-100 pour transporter les triacylglycérols endogènes ; après hydrolyse, elles donnent des IDL puis des LDL riches en cholestérol estérifié.
- Les LDL sont captées par les récepteurs LDL, fournissant du cholestérol aux cellules ; le cholestérol LDL n'est pas chimiquement différent de celui transporté par HDL.
- Les HDL, avec l'apoA-I et ABCA1, acceptent le cholestérol des cellules périphériques ; une concentration élevée de HDL-cholestérol ne prouve pas l'efficacité de tous les flux de retour.
- La synthèse du cholestérol part de l'acétyl-CoA et passe par HMG-CoA puis mévalonate via HMG-CoA réductase, consommant NADPH et de l'énergie.
- Le cholestérol est précurseur des acides biliaires et hormones stéroïdes ; son noyau stéroïde n'est pas dégradé par une voie équivalente à la bêta-oxydation.
- La LCAT plasmatique estérifie le cholestérol avec un acyle de phosphatidylcholine, tandis que les SOAT intracellulaires utilisent l'acyl-CoA : mêmes mots, enzymes et compartiments différents.
04-02 · partie 3Métabolisme azoté et nucléotides
- Une transamination échange un groupe amino entre un acide aminé et un alpha-cétoacide; le phosphate de pyridoxal, dérivé de vitamine B6, participe, et l'alpha-cétoglutarate accepteur devient glutamate.
- La glutamine synthétase incorpore de l'ammonium dans la glutamine en consommant ATP; la glutamine transporte l'azote et porte un azote alpha-aminé et un azote amidé distincts.
- Le cycle de l'urée hépatique transforme deux azotes en urée: le carbone vient du bicarbonate, un azote de l'ammonium via carbamoyl-phosphate, l'autre de l'aspartate.
- Dans la mitochondrie, CPS I consomme deux ATP et l'ornithine transcarbamylase forme la citrulline; le cycle coûte trois ATP mais quatre liaisons phosphoanhydride, car ATP devient AMP.
- Un acide aminé glucogène peut contribuer à une production nette de glucose; un cétogène fournit acétyl-CoA ou acétoacétate, et leucine et lysine sont uniquement cétogènes.
- La synthèse de novo des purines construit les purines sur le PRPP; les atomes viennent notamment de glycine, glutamine, aspartate, CO2 et unités à un carbone des folates.
- La synthèse de novo des purines conduit à l'IMP, précurseur d'AMP et de GMP; la branche AMP utilise aspartate et GTP, la branche GMP utilise glutamine et ATP.
- Pour les pyrimidines, le noyau est construit avant son association au ribose activé; CPS II diffère de CPS I par compartiment, donneur d'azote et régulation.
- La ribonucléotide réductase produit des désoxyribonucléotides à partir de ribonucléotides; la synthèse de dTMP utilise dUMP et une unité à un carbone d'un dérivé folate.
- Chez l'humain, la dégradation des purines conduit notamment à l'urate; les pyrimidines donnent des produits plus solubles et l'urate dépend de production et élimination.
04-02 · partie 4Intégration entre organes et situations physiologiques
- Le foie gère les échanges avec le sang, stocke du glycogène et produit glucose et corps cétoniques selon l’état, tandis que le muscle utilise ses réserves pour sa contraction.
- Les érythrocytes dépendent de la glycolyse et produisent du lactate car ils n’ont pas de mitochondries; le cerveau peut utiliser des corps cétoniques lors d’un jeûne prolongé.
- L’insuline stimule la captation de glucose via GLUT4 dans le muscle et le tissu adipeux, mais l’entrée hépatique du glucose ne dépend pas de GLUT4.
- Après un repas, l’insuline favorise utilisation et stockage; dans le tissu adipeux, le glucose aide à fournir du glycérol-3-phosphate pour réestérifier les acides gras.
- Au début du jeûne, la baisse d’insuline et le glucagon favorisent glycogénolyse et production hépatique de glucose, tandis que le tissu adipeux libère acides gras et glycérol.
- Les acides gras pairs peuvent fournir l’énergie de la néoglucogenèse sans fournir le carbone net du glucose; le glycérol, lui, fournit un précurseur gluconéogène.
- Lors d’un effort intense, la phosphocréatine tamponne d’abord l’ATP, puis glycolyse et oxydation mitochondriale augmentent; le lactate peut être produit même avec oxygène et oxydé ailleurs.
- Cycle de Cori : le tissu producteur gagne deux ATP par glucose, la néoglucogenèse hépatique dépense six équivalents pour deux pyruvates, bilan consommateur de quatre ATP équivalents.
- Le cycle glucose-alanine ajoute un transport d’azote : l’alanine livre au foie un squelette carboné et un groupe amino, et l’élimination de cet azote a un coût supplémentaire.
- Le bilan net de prélèvement d’un métabolite vaut J = Q(Ca−Cv), avec Q en L·min−1 et C en mmol·L−1, donc J en mmol·min−1.
04-02 · partie 5Équilibres redox cellulaires : NADPH, glutathion et espèces réactives
- Le superoxyde O2•− possède un électron non apparié ; H2O2 est une espèce réactive non radicalaire, et •OH est une espèce distincte.
- NADH et NADPH portent des équivalents réducteurs sur le noyau nicotinamide ; le phosphate du NADP sert à la reconnaissance enzymatique, pas au stockage des électrons.
- La voie oxydante des pentoses produit deux NADPH par glucose-6-phosphate engagé jusqu'au pentose et au CO2.
- Le glutathion réduit GSH est un tripeptide glutamate-cystéine-glycine ; son thiol est porté par la cystéine et la liaison glutamate-cystéine utilise le carboxyle latéral du glutamate.
- Deux GSH forment un disulfure GSSG ; le pool conservé s'écrit Gtotal = [GSH] + 2[GSSG], alors que [GSH] + [GSSG] n'est pas conservée.
- Avec 8 mmol·L−1 de GSH et 1 mmol·L−1 de GSSG, le pool vaut 10 mmol·L−1, la fraction réduite 80 % et le rapport GSH/GSSG huit.
- La glutathion peroxydase réalise 2 GSH + H2O2 → GSSG + 2 H2O ; la glutathion réductase régénère avec GSSG + NADPH + H+ → 2 GSH + NADP+.
- Le bilan global peroxydase plus réductase est H2O2 + NADPH + H+ → 2 H2O + NADP+, donc un NADPH consommé peut réduire un H2O2.
- La superoxyde dismutase catalyse 2 O2•− + 2 H+ → H2O2 + O2 ; la catalase réalise 2 H2O2 → 2 H2O + O2 sans consommer un NADPH par peroxyde.
- Dans un système fermé, 4 mmol de GSH sans régénération réduisent au maximum 2 mmol de H2O2 ; avec 1 mmol de NADPH, le maximum devient 3 mmol.
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