L’essentiel de Biologie cellulaire en PASS
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06-01 · partie 1Membranes : architecture, asymétrie et domaines
- Une membrane biologique est une bicouche lipidique associée à des protéines et à des glucides, séparant deux milieux aqueux sans les isoler absolument.
- Les lipides amphiphiles ont une région polaire et une région hydrophobe ; leur bicouche limite l'exposition des chaînes à l'eau et aucune colle covalente continue ne les unit.
- Les glycérophospholipides dérivent du glycérol, la sphingomyéline contient une sphingosine, les glycolipides portent des sucres ; le cholestérol insère sa partie rigide entre les chaînes.
- Un lipide diffuse latéralement et tourne sur lui-même ; le flip-flop est très défavorable pour une tête polaire, et des flippases ou floppases entretiennent l'asymétrie avec dépense énergétique.
- Des chaînes courtes ou insaturées favorisent la fluidité ; une double liaison cis déforme ; le cholestérol freine certains mouvements à température élevée et empêche un empaquetage excessif à basse température.
- La phosphatidylsérine est normalement enrichie dans le feuillet cytosolique de la membrane plasmique ; son exposition externe peut participer à la reconnaissance des cellules apoptotiques.
- Dans la voie sécrétoire, les chaînes glucidiques exposées des glycoprotéines et glycolipides sont sur la face non cytosolique : extracellulaire à la surface, luminale dans le réticulum ou le Golgi.
- Une protéine transmembranaire traverse la bicouche par des segments hydrophobes ; une protéine périphérique est associée par interactions non covalentes ; une protéine ancrée à un lipide a une liaison covalente.
- Le terme intégrine désigne une famille de récepteurs d'adhérence, pas toutes les protéines intégrales ; une intégrine peut lier matrice extracellulaire et cytosquelette via des adaptateurs.
- Une expérience de FRAP suit le retour de fluorescence dans une région photoblanchie ; la fraction qui ne récupère pas correspond à une fraction peu mobile, pas à une immobilité définitive.
06-01 · partie 2Transports membranaires et gradients électrochimiques
- Une molécule non chargée se déplace d'une activité élevée vers une activité faible ; pour un ion, il faut ajouter la force électrique.
- Pour un transfert extérieur vers intérieur, la variation d'énergie libre vaut RT ln(Cint/Cext) + zF(Vint − Vext) ; un résultat négatif rend ce transfert favorable.
- Le flux dépend de la force motrice et de la perméabilité ; un gradient est une réserve énergétique et une protéine de transport une voie d'utilisation.
- Un canal est un pore aqueux sélectif dont conductance et probabilité d'ouverture déterminent le courant ; son ouverture contrôlée par ATP ne rend pas le passage actif.
- Un transporteur à accès alternant expose successivement son site de fixation ; GLUT permet une diffusion facilitée du glucose et est saturable sans consommer directement d'ATP.
- La Na⁺/K⁺-ATPase expulse trois Na⁺ et importe deux K⁺ par ATP hydrolysé ; elle est électrogène et maintient les gradients nécessaires à l'excitabilité et aux transports secondaires.
- Dans un symport les solutés vont dans le même sens, dans un antiport en sens opposés ; ces mots décrivent la géométrie, pas la source énergétique.
- Un symport sodium-glucose peut faire entrer le glucose contre son gradient grâce à l'entrée favorable de sodium ; si le gradient sodique s'effondre, le glucose perd sa source d'énergie.
- L'osmolarité compte les osmoles par litre, l'osmolalité par kilogramme de solvant ; la tonicité dépend des solutés non pénétrants et une solution iso-osmolaire d'un soluté pénétrant peut ne pas être isotonique.
- L'osmose est le déplacement net d'eau lié à une différence de potentiel chimique de l'eau ; les aquaporines augmentent la perméabilité à l'eau sans pomper celle-ci.
06-01 · partie 3Noyau, chromatine et transport nucléocytoplasmique
- L'enveloppe nucléaire comporte deux bicouches distinctes, et non les deux feuillets d'une seule bicouche ; la membrane externe est continue avec le réticulum endoplasmique.
- Les pores nucléaires sont des complexes de nucléoporines où les deux membranes se rejoignent, permettant diffusion de petites molécules et transport sélectif de cargos plus grands.
- La sélectivité des pores n'est pas un simple tamis à seuil absolu : forme, interactions et transporteurs influencent la traversée.
- La lamina est un réseau de lamines, filaments intermédiaires appliqués contre la face interne de l'enveloppe, contribuant à la mécanique et à l'organisation de la chromatine.
- Une protéine nucléaire est généralement traduite sur un ribosome cytosolique, puis son signal de localisation nucléaire est reconnu par une importine pour traverser le pore.
- Ran-GTP est majoritaire dans le noyau et Ran-GDP dans le cytosol ; Ran-GTP favorise la libération du cargo importé dans le noyau.
- L'export protéique utilise une exportine et Ran-GTP, mais l'export des ARN messagers matures utilise une machinerie spécifique dépendant de leur maturation.
- Le nucléosome comporte un segment d'ADN enroulé autour d'un octamère d'histones ; la chromatine associe ADN, histones et protéines régulatrices.
- L'euchromatine est généralement moins condensée et plus accessible, tandis que l'hétérochromatine est plus compacte, constitutive ou facultative selon les régions.
- Le nucléole est un compartiment sans membrane impliqué dans la synthèse et la maturation d'ARN ribosomiques et l'assemblage initial des sous-unités ribosomiques.
06-01 · partie 4Voie sécrétoire, endocytose et adressage des protéines
- Un signal hydrophobe de la chaîne naissante est reconnu par la SRP, qui dirige le complexe vers un récepteur du réticulum endoplasmique et un translocon.
- Une séquence signal clivable peut être retirée par une peptidase, tandis que d'autres segments hydrophobes servent de signaux d'ancrage et restent dans la protéine.
- La N-glycosylation débute par le transfert d'un oligosaccharide sur certaines asparagines, puis les chaînes glucidiques sont remaniées dans le réticulum puis le Golgi.
- Une protéine mal repliée peut être retenue, retenter un repliement ou être rétrotransloquée, ubiquitinée et dégradée par le protéasome.
- COPII intervient principalement dans l'export du réticulum, COPI dans le trafic rétrograde et des échanges golgiens, la clathrine dans certaines endocytoses et le tri au réseau transgolgien.
- Le manteau est habituellement désassemblé avant la fusion ; des Rab, leurs effecteurs et des facteurs d'attachement identifient la destination, et les SNARE participent à la fusion.
- Le motif KDEL de plusieurs protéines luminales illustre la récupération de protéines résidentes du réticulum après leur échappement.
- De nombreuses hydrolases lysosomales solubles reçoivent une marque mannose-6-phosphate reconnue par des récepteurs de tri, puis l'acidification endosomale permet leur dissociation.
- La sécrétion constitutive renouvelle en permanence membrane et milieu extracellulaire ; la sécrétion régulée implique stockage puis fusion déclenchée par un signal, souvent calcique.
- L'endosome précoce trie les cargos et son acidification par une V-ATPase consommant de l'ATP modifie les interactions ligand-récepteur.
06-02 · partie 1Cytosquelette, moteurs et jonctions
- Le cytosquelette est un ensemble de polymères protéiques et de partenaires qui organise forme, forces et déplacements intracellulaires, sans être une armature figée.
- Les trois familles sont filaments d’actine, microtubules et filaments intermédiaires ; actine et microtubules sont polarisés, les filaments intermédiaires apolaires résistent mécaniquement.
- Les filaments d’actine sont assemblés à partir d’actine globulaire et leur polarité donne deux extrémités aux cinétiques d’assemblage différentes, modulées par l’hydrolyse de l’ATP.
- Les microtubules sont des tubes de protofilaments de dimères alpha/bêta-tubuline, polarisés et instables dynamiquement, avec transitions catastrophe et sauvetage.
- Le centrosome est un centre organisateur important des microtubules ; il contient deux centrioles et du matériel péricentriolaire où des complexes de gamma-tubuline participent à la nucléation.
- Les myosines utilisent l’ATP sur l’actine, la myosine II participe à la contraction et à la cytocinèse ; les kinésines vont vers l’extrémité positive, la dynéine vers la négative.
- Les cils mobiles typiques ont neuf doublets périphériques et deux microtubules centraux ; le cil primaire est souvent 9 + 0 et les microvillosités contiennent de l’actine.
- Les jonctions adhérentes relient les cadhérines à l’actine, les desmosomes aux filaments intermédiaires, les hémidesmosomes à la lame basale via intégrines et filaments intermédiaires.
- Les adhérences focales utilisent des intégrines pour relier matrice extracellulaire et actine ; les jonctions serrées règlent la perméabilité paracellulaire et les communicantes forment des canaux de connexons.
- La migration coordonne protrusion avant, adhérences, traction puis détachement arrière ; une adhérence trop faible fait glisser, trop stable retient, et plus de contractilité ne garantit pas plus de vitesse.
06-02 · partie 2Récepteurs et réseaux de signalisation
- La signalisation transforme une information en changement de fonction, et l'effet d'un ligand dépend du récepteur, des relais, de l'état métabolique et de l'histoire cellulaire.
- La communication endocrine utilise la circulation vers des cibles éloignées, la paracrinie agit dans un voisinage, l'autocrinie sur la cellule émettrice et le contact exige une proximité membranaire.
- Un récepteur possède une affinité pour son ligand, mais la réponse dépend aussi de son nombre et du couplage aux effecteurs, et occupation et effet ne sont pas forcément proportionnels.
- Les RCPG ont sept segments transmembranaires ; leur activation favorise l'échange GDP-GTP sur la sous-unité alpha d'une protéine G, et l'hydrolyse du GTP termine le signal.
- Gs stimule classiquement l'adénylate cyclase et augmente l'AMPc ; Gi peut l'inhiber ; Gq active la phospholipase C bêta, qui clive un phosphoinositide en IP3 et DAG.
- L'AMPc active notamment la protéine kinase A ; une kinase phosphoryle des substrats, une phosphatase retire des groupes phosphate, et les phosphodiestérases dégradent l'AMPc.
- Les récepteurs à activité tyrosine kinase s'activent par rapprochement de sous-unités et phosphorylation, recrutent des partenaires et relient le récepteur à Ras-MAPK et PI3K-Akt.
- Ras est une petite GTPase monomérique ; les facteurs d'échange favorisent le remplacement du GDP par du GTP et les protéines accélératrices de l'activité GTPase favorisent le retour à l'état GDP.
- Certains récepteurs de cytokines n'ont pas d'activité kinase intrinsèque mais recrutent des kinases associées comme JAK ; des facteurs STAT peuvent être phosphorylés, s'associer et influencer la transcription.
- Le calcium cytosolique libre est maintenu bas ; la calmoduline le détecte et SERCA le transporte vers le réticulum, tandis que des ligands lipophiles peuvent agir sur des récepteurs intracellulaires transcriptionnels.
06-02 · partie 3Cycle cellulaire et fidélité de la division
- Le cycle comprend G1, S, G2 et M : G1 prépare l’entrée en réplication, S duplique l’ADN, G2 précède la mitose, M assure ségrégation et division.
- Une cellule diploïde humaine en G1 a 46 chromosomes et 2C d’ADN ; après S, elle garde 46 chromosomes à deux chromatides et 4C.
- À l’anaphase, les chromatides sœurs séparées deviennent des chromosomes indépendants ; après cytocinèse, chaque cellule fille diploïde retrouve 46 chromosomes et 2C, grâce à l’anneau d’actine-myosine.
- L’activité des CDK dépend de l’association à une cycline, de phosphorylations régulatrices et d’inhibiteurs ; les cyclines sont synthétisées puis éliminées à des moments spécifiques.
- La transition G1/S intègre facteurs de croissance, état métabolique et intégrité du génome ; RB limite E2F et sa phosphorylation favorise les gènes de réplication.
- La licence des origines se fait quand l’activité CDK est basse, avec chargement d’hélicases ; leur activation en S déclenche les fourches et empêche un nouveau chargement.
- Les cohésines maintiennent les chromatides sœurs associées ; en anaphase, la séparase clive la cohésion après destruction de la sécurine par APC/C.
- Le point de contrôle du fuseau retarde l’anaphase si les attachements ne sont pas satisfaisants ; un défaut d’attachement n’est pas une cassure d’ADN.
- Une lésion de l’ADN peut ralentir le cycle ; p53 favorise des inhibiteurs de CDK dont p21, et si la réparation échoue, sénescence ou mort peuvent survenir.
- En cytométrie, un pic 2C contient G1/G0, une distribution entre 2C et 4C est compatible avec S, un pic 4C rassemble G2 et M, et des doublets peuvent mimer 4C.
06-02 · partie 4Homéostasie protéique, mitochondries et mort cellulaire
- L’homéostasie protéique, ou protéostasie, dépend de l’équilibre entre synthèse, repliement, modification et élimination des protéines, et son étude exige des cinétiques.
- Les chaperonnes reconnaissent des régions exposées inappropriées, limitent les agrégations et orientent parfois vers la dégradation sans changer la séquence primaire.
- L’ubiquitine est attachée par E1, E2 et E3 avec consommation d’ATP par E1; E3 sélectionne le substrat, et toute ubiquitination n’est pas un ordre de destruction.
- Le protéasome dégrade des protéines cytosoliques ou nucléaires sélectionnées dans une chambre protéolytique, sans englober un organite entier ni dépendre d’une membrane lysosomale.
- La macroautophagie forme un autophagosome à double membrane qui fusionne avec des lysosomes; son flux comprend formation, maturation, fusion et dégradation.
- La mitochondrie a une membrane externe, un espace intermembranaire, une membrane interne sélective et une matrice; la chaîne respiratoire produit de l’ATP par l’ATP synthase.
- La majorité des protéines mitochondriales est codée dans le noyau, synthétisée dans le cytosol puis importée; fusion, fission et mitophagie participent au contrôle qualité.
- L’apoptose intrinsèque implique un déséquilibre BCL-2, une perméabilisation de la membrane mitochondriale externe, la libération de cytochrome c, l’apoptosome et l’activation de caspases.
- La nécrose décrit un gonflement et une rupture membranaire souvent inflammatoires, mais certaines morts nécrotiques sont régulées, comme la nécroptose; la sénescence concerne des cellules vivantes durablement arrêtées.
- Le peroxysome est limité par une membrane, contient des enzymes oxydatives et la catalase, mais ne produit pas l’ATP par une chaîne respiratoire mitochondriale.
06-02 · partie 5Méthodes de biologie cellulaire et raisonnement expérimental
- Une expérience de biologie cellulaire commence par une variable précise : quantité d'ARN, nombre de molécules, activité, signal fluorescent ou durée ne sont pas équivalents.
- Le témoin négatif définit le signal de fond, le positif montre la détection, le véhicule distingue le solvant ; la répétition biologique utilise des préparations indépendantes.
- La résolution en microscopie optique dépend de la longueur d'onde et de l'ouverture numérique ; agrandir une image non résolue n'ajoute pas d'information.
- Deux signaux colocalisés dans un pixel ne prouvent pas une interaction moléculaire directe : ils peuvent simplement occuper le même compartiment.
- Le fractionnement donne des enrichissements, pas des organites purs ; l'activité spécifique passe de 1 à 4 unités/mg, enrichissement de facteur 4, et le rendement est 40 %.
- En cytométrie en flux, le contenu en ADN distingue typiquement des populations 2C, intermédiaires et 4C, mais ne sépare pas à lui seul G0 de G1 ni G2 de M.
- Un pourcentage dépend du dénominateur : si les cellules négatives meurent préférentiellement, le pourcentage de positives peut augmenter sans multiplication de ces dernières.
- La FRAP mesure la récupération après photoblanchiment ; une récupération ne prouve pas une synthèse nouvelle, et la constante de temps décrit la cinétique tandis que le plateau décrit l'amplitude.
- Le flux est une quantité par unité de temps, le stock une quantité à un instant ; un pulse-chase suit le devenir d'une cohorte moléculaire.
- Un inhibiteur pharmacologique dépend de la concentration et de la durée ; une suppression génétique peut compenser, et un sauvetage restaure le phénotype.
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