L’essentiel de Pharmacie en PASS
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6 cours60 points clés
20-01 · partie 1Préformulation, excipients et maîtrise du procédé
- La préformulation caractérise la substance avant de figer la composition : état solide, granulométrie, solubilité, sensibilité à l’humidité, stabilité chimique et compatibilité avec les autres constituants.
- Deux poudres de même identité chimique peuvent différer par taille, structure cristalline ou teneur en eau, modifiant dissolution, solubilité, écoulement ou transformation.
- Un excipient est choisi pour une fonction ; il faut distinguer compatibilité chimique et fonctionnelle, car deux ingrédients peuvent ne pas réagir mais donner un écoulement irrégulier.
- Le rendement global est la masse récupérée divisée par la masse engagée, à périmètre identique ; 2,40 kg sur 2,50 kg vaut 96 %.
- Pour apporter 200 g de substance pure à partir d’une matière titrée à 98,0 %, la masse vaut 200/0,980 = 204,08 g ; le dénominateur est une fraction.
- La masse volumique apparente dépend du tassement ; 100 g occupant 200 puis 160 mL donnent 0,50 puis 0,625 g/mL, avec indice de Carr 20 % et rapport de Hausner 1,25.
- La ségrégation redistribue les constituants pendant le transfert, les vibrations ou l’écoulement ; un mélange homogène peut devenir hétérogène dans la trémie.
- La pression nominale vaut force/surface ; 10 kN sur 100 mm² donnent 100 MPa, car 1 mm² vaut 10⁻⁶ m².
- Si deux facteurs changent simultanément, aucune variation ne peut être attribuée à une seule cause ; une interaction signifie que l’effet d’un facteur dépend de l’autre.
- La montée en échelle modifie géométrie, transferts et durées de séjour ; reproduire une vitesse de rotation n’assure pas la même sollicitation mécanique.
20-01 · partie 2Solubilité, dissolution et systèmes dispersés
- La solubilité est une concentration d’équilibre dans des conditions définies de température, solvant, pH et état solide.
- La vitesse de dissolution mesure la quantité qui passe en solution par unité de temps.
- Une concentration supérieure à la solubilité thermodynamique correspond à une sursaturation, qui peut persister si la nucléation est lente.
- Pour un acide faible monoprotique HA, S = S0 × (1 + 10pH − pKa) ; le terme 1 fait que deux unités de pH ne donnent pas un facteur dix.
- Pour une base faible B dont l’acide conjugué est BH⁺, S = S0 × (1 + 10pKa − pH).
- Le modèle de diffusion donne dM/dt = D × A × (Cs − C)/h, avec D en cm²/s, A en cm², h en cm et concentrations en mg/cm³.
- Dans les conditions de puits, C reste petite devant Cs, donc le moteur de dissolution est approximativement constant.
- Pour des sphères de rayon r, surface/volume = 3/r, donc à masse et masse volumique constantes la surface totale est inversement proportionnelle au rayon.
- La loi de Stokes donne v = 2 × Δrho × g × r² / (9 × eta) pour une sphère isolée à faible nombre de Reynolds.
- Sédimentation, floculation et coalescence sont distinctes : la floculation associe sans fusionner, la coalescence fusionne les gouttelettes.
20-01 · partie 3Libération des substances et démonstration de bioéquivalence
- La libération est le départ de la substance depuis la forme pharmaceutique vers le milieu environnant, distincte de l’absorption vers la circulation considérée.
- Une forme à libération immédiate ne signifie pas que toute la substance apparaît instantanément dans le sang ; retardée commence après un délai ; prolongée étale la libération.
- La fraction F(t)=M(t)/M0 est comprise entre 0 et 1 ; sa dérivée est une vitesse normalisée ; une pente décroissante indique un ralentissement sans identifier le mécanisme.
- Si des prélèvements retirent une partie du milieu, la masse cumulée doit réintégrer ce qui a été prélevé auparavant ; M_n = V C_n + v somme(C_i), i de 1 à n−1.
- Pour une vitesse k0 constante, M(t)=k0×t jusqu’à épuisement ; avec M0=120 mg et k0=15 mg/h, l’épuisement théorique survient après huit heures.
- Si la vitesse est proportionnelle à la masse restante, M(t)=M0×(1−exp(−k×t)) ; k s’exprime en h⁻¹ et t50=ln(2)/k.
- Higuchi : M(t) proportionnelle à racine(t) ; si 20 mg après une heure, alors 40 mg après quatre heures et 60 mg après neuf heures.
- L’AUC résume l’exposition sur un intervalle défini ; Cmax est la concentration maximale observée et Tmax le temps correspondant ; AUC et Cmax ne mesurent pas exactement la même propriété.
- Dans un plan croisé simple, les mêmes participants reçoivent les deux produits pendant des périodes distinctes, ce qui réduit l’effet de certaines différences interindividuelles.
- ICH M13A : IC à 90 % du rapport des moyennes géométriques d’exposition dans 80,00–125,00 % pour formes orales solides à libération immédiate ; pas une tolérance de teneur.
20-01 · partie 4Analyse pharmaceutique et validation des mesures
- Identifier établit des caractéristiques compatibles avec l’identité, doser estime la quantité, rechercher une impureté distingue une espèce minoritaire ; le mesurande et ses unités doivent être définis.
- L’échantillonnage précède la mesure et un appareil précis ne corrige pas un prélèvement non représentatif ; le taux de récupération vaut quantité supplémentaire mesurée divisée par ajout fois 100.
- Les facteurs de dilution successives se multiplient : 2,00 mL portés à 100,0 mL donnent 50, puis 5,00 mL à 25,00 mL donnent 5, soit 250.
- L’absorbance vaut A = −log10(T) et est sans dimension ; Beer-Lambert s’écrit A = epsilon × l × c, avec epsilon en L·mol⁻¹·cm⁻¹, l en cm et c en mol/L.
- Une droite d’étalonnage A = a × c + b exige de tenir compte de b ; un coefficient de détermination élevé ne suffit pas à valider la relation.
- Chromatographie : k = (tR − tM)/tM et Rs = 2 × (tR2 − tR1)/(w1 + w2) avec largeurs à la base ; des largeurs à mi-hauteur faussent le résultat.
- L’aire d’un pic est reliée à une quantité par une réponse étalonnée ; des molécules différentes n’ont pas nécessairement le même facteur de réponse.
- La validation dépend du but ; répétabilité, précision intermédiaire et reproductibilité se distinguent, et un signal détecté n’est pas nécessairement quantifiable.
- Deux incertitudes relatives indépendantes de 1 % et 2 % se combinent quadratiquement en racine(1² + 2²) = 2,24 %, et non par simple addition.
- La fraction massique corrigée vaut (A_i/s_i)/Σ(A_j/s_j) ; un étalon interne corrige des variations communes via A_analyte/A_etalon = a(C_analyte/C_etalon), mais pas une perte différentielle.
20-01 · partie 5Stabilité, conditionnement et qualité microbiologique
- Un produit stable conserve les caractéristiques requises pendant une durée et dans des conditions définies ; une teneur élevée en substance active ne suffit pas.
- La stabilité chimique concerne hydrolyse, oxydation et photodégradation ; la stabilité physique concerne précipitation, changement cristallin, agrégation, séparation de phases et perte de texture.
- En ordre zéro, dC/dt = −k0 et C(t) = C0 − k0t ; k0 a les unités d'une concentration par temps.
- En ordre un, dC/dt = −kC, C(t) = C0 × exp(−kt) et ln(C/C0) = −kt ; k est en inverse du temps.
- Pour l'ordre un, t90 = −ln(0,90)/k ; avec k = 0,001 jour⁻¹, t90 = 105,36 jours et la demi-vie ln(2)/k = 693,15 jours.
- La relation d'Arrhenius s'écrit k = A × exp(−Ea/(RT)) ; T est en kelvins et Ea en J/mol si R = 8,314 J·mol⁻¹·K⁻¹.
- Le conditionnement peut limiter humidité, lumière et échanges gazeux, ou interagir par adsorption, absorption, migration et perte de constituants volatils.
- Une préparation non stérile a des exigences microbiologiques ; une préparation stérile impose une maîtrise de la conception, du procédé et de l'environnement.
- Un contrôle final sur un nombre limité d'échantillons ne peut pas démontrer à lui seul l'absence de contamination dans un lot.
- Pour deux voies parallèles d'ordre un, les constantes s'additionnent et non les demi-vies ; k1=0,001 et k2=0,002 jour⁻¹ donnent k total 0,003 jour⁻¹.
20-01 · partie 6Produits complexes et maîtrise de la variabilité
- Une protéine peut conserver sa séquence tout en changeant de repliement, s’agréger, être fragmentée ou modifiée chimiquement, ce qui peut réduire l’activité.
- La masse totale de protéines mesurée ne constitue donc pas toujours un indicateur suffisant de fonction biologique.
- L’activité spécifique vaut activité divisée par concentration protéique ; 800 unités/mL pour 2,0 mg/mL donne 400 unités/mg, et 600 unités/mL donne 300 unités/mg, baisse de 25 %.
- L’unité d’activité dépend de la définition expérimentale et de l’étalon ; elle ne se convertit pas librement en masse sans relation caractérisée.
- Aucune technique ne répond à toutes les questions simultanément ; un profil chromatographique à 97 % d’aire et 3 % ne devient pas masse sans facteurs de réponse comparables.
- Selon l’EMA, un biosimilaire présente une forte similarité avec un médicament biologique de référence, sans différence cliniquement significative ; l’immunogénicité est la capacité à provoquer une réponse immunitaire dans certaines conditions.
- Deux séries 99, 100, 101 et 90, 100, 110 ont une moyenne de 100, mais leurs écarts-types d’échantillon sont 1 et 10 unités.
- Une matière végétale se décrit par espèce, partie utilisée et préparation ; 5,0 kg de matière sèche donnant 1,0 kg d’extrait natif sec correspond à 5:1 et 20 %.
- Un extrait natif de 1,0 kg contenant 3,0 % de marqueur, soit 30 g, passe à 30/1 250 = 2,4 % après ajout de 0,25 kg de support sans marqueur.
- La teneur sur produit tel quel est 5 % pour 5 g de marqueur dans 100 g incluant 10 g d’eau ; sur matière sèche, 5/90 × 100 = 5,56 %.
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