L’essentiel de Génétique en PASS
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9 cours90 points clés
05-01 · partie 1Génome, chromosomes et chromatine
- Les deux brins d'ADN sont antiparallèles : pour 5'-ATGC-3', le brin apparié est 3'-TACG-5', qui réécrit 5' vers 3' devient 5'-GCAT-3'.
- Un locus est une position ou région génomique définie ; un allèle est une version de séquence à ce locus, les homologues portant les mêmes loci mais des allèles possiblement différents.
- Un exon est conservé dans un ARN mature donné mais n'est pas nécessairement entièrement traduit ; les régions non traduites 5' et 3' font partie de certains exons.
- Le nucléosome organise l'ADN autour d'un cœur d'histones ; la chromatine est dynamique, des complexes de remodelage déplaçant ou modifiant l'accessibilité des nucléosomes.
- Une cellule somatique humaine diploïde de référence a 2n = 46 chromosomes ; en G1 elle est 2n, 2C, après la phase S 2n, 4C avec deux chromatides sœurs.
- La réplication double l'ADN sans doubler la ploïdie ; après méiose I la cellule est n, 2C avec deux chromatides, après méiose II n, 1C avec une chromatide.
- En anaphase, les chromatides séparées deviennent des chromosomes distincts : la cellule entière compte 92 chromosomes et 92 molécules d'ADN, chaque futur noyau 46.
- L'hétéroplasmie est la coexistence de séquences mitochondriales différentes ; la transmission mitochondriale humaine est principalement maternelle, mais beaucoup de protéines mitochondriales sont codées par des gènes nucléaires.
- Des états de chromatine ou de méthylation modulent l'expression sans changer la séquence ; la méthylation d'un promoteur est associée à une répression dans certains contextes seulement.
- Dans un duplex apparié A = T et G = C ; 1000 paires de bases à 40 % de GC contiennent 400 G, 400 C, 600 A et 600 T.
05-01 · partie 2Réplication, dommages et réparation de l’ADN
- La réplication est semi-conservative : chaque molécule fille conserve un brin parental et contient un brin nouvellement synthétisé.
- Les ADN polymérases ajoutent un nucléotide sur un OH 3′ préexistant, donc la synthèse progresse 5′ vers 3′ et la matrice est lue 3′ vers 5′.
- Le brin directeur est synthétisé de façon globalement continue, tandis que le brin retardé est synthétisé en fragments d’Okazaki avec plusieurs amorces.
- L’hélicase sépare les brins, des protéines stabilisent l’ADN simple brin et les topoisomérases contrôlent les contraintes de torsion.
- La télomérase utilise un ARN matrice interne pour allonger une extrémité d’ADN, et son activité varie selon les types cellulaires.
- La fidélité résulte de la sélection du nucléotide, de la relecture par certaines polymérases et des systèmes de réparation.
- La réparation des mésappariements corrige des erreurs échappées à la relecture et doit identifier le brin à corriger.
- La réparation par excision de base retire une base altérée, tandis que l’excision de nucléotides enlève un segment contenant une lésion déformant la structure.
- Les cassures double brin peuvent être réparées par jonction d’extrémités ou par recombinaison homologue selon le contexte.
- Une erreur non corrigée peut devenir une modification stable après une réplication ultérieure, donc une lésion n’est pas automatiquement une mutation fixée.
05-01 · partie 3Transcription et maturation des ARN
- L’ARN polymérase lit un brin matrice 3′ vers 5′ et synthétise l’ARN 5′ vers 3′, complémentaire de la matrice et identique au brin codant, U remplaçant T.
- Chez les eucaryotes, l’ARN polymérase I produit les grands précurseurs d’ARN ribosomiques, la II les pré-ARNm et ARN non codants, la III notamment ARNt et ARN 5S.
- L’ARN polymérase peut initier sans amorce préexistante, contrairement aux ADN polymérases réplicatives usuelles, et utilise des ribonucléotides triphosphates.
- La terminaison de la transcription ne se confond pas avec un codon stop de traduction, lequel est lu par le ribosome sur l’ARNm.
- Pour beaucoup de transcrits de polymérase II, une coiffe est ajoutée à l’extrémité 5′ et contribue à la protection, maturation, export et initiation de la traduction.
- L’extrémité 3′ du pré-ARNm est clivée après reconnaissance de signaux, puis une queue poly(A) est ajoutée à de nombreux ARNm, sans être copie d’une longue série de T.
- Le spliceosome reconnaît des signaux aux frontières des introns et un point de branchement ; l’intron est excisé en lasso et les exons sont reliés.
- Un exon n’est pas synonyme de séquence traduite : les régions 5′UTR et 3′UTR peuvent appartenir à des exons, et l’ARNm mature conserve des régions non traduites.
- La quantité cytoplasmique d’ARN résulte de synthèse, maturation, transport et dégradation ; des microARN modulent stabilité ou traduction de cibles sans se traduire en peptides.
- Si un ARN décroît selon un premier ordre après arrêt de synthèse, une demi-vie de deux heures laisse 50 % après deux heures et 25 % après quatre.
05-01 · partie 4Traduction, adressage et contrôle des protéines
- Un codon comprend trois nucléotides lus 5′ vers 3′ sur l’ARNm; les soixante-quatre triplets codent des acides aminés ou un signal d’arrêt dans le code standard.
- La dégénérescence signifie que plusieurs codons peuvent coder le même acide aminé, pas qu’un codon ordinaire code librement plusieurs acides aminés.
- AUG sert fréquemment de codon initiateur et code la méthionine; l’ARNt initiateur se place au site P lors de l’initiation eucaryote.
- Un ARNt porte un anticodon qui reconnaît un codon et une extrémité 3′ à laquelle l’acide aminé est attaché; les aminoacyl-ARNt synthétases assurent le chargement en consommant ATP.
- Le ribosome vérifie principalement l’appariement codon-anticodon, pas directement l’identité chimique de chaque acide aminé attaché; un ARNt mal chargé peut donc transmettre une erreur.
- L’élongation ajoute les acides aminés de l’extrémité N vers l’extrémité C; la liaison peptidique dépend du centre peptidyl-transférase du ribosome, dont l’ARN ribosomique joue un rôle catalytique.
- Un codon stop est reconnu par des facteurs de terminaison, non par un ARNt ordinaire; la liaison entre la chaîne et l’ARNt est hydrolysée puis les composants sont recyclés.
- Des signaux présents dans la séquence orientent certaines protéines vers des compartiments; un peptide signal peut recruter la particule SRP et orienter la traduction vers le réticulum endoplasmique.
- Des chaperonnes aident au repliement et limitent l’agrégation; des protéines mal repliées peuvent être ubiquitinées puis dégradées par le protéasome, mais toute ubiquitination ne signifie pas destruction immédiate.
- Le chargement d’un ARNt consomme ATP transformé en AMP et pyrophosphate, soit deux équivalents de liaison phosphoanhydride; on retient souvent quatre équivalents par acide aminé incorporé.
05-01 · partie 5Régulation de l’expression : éléments cis, facteurs trans et raisonnement expérimental
- Un élément cis est une séquence régulatrice portée par une molécule d’acide nucléique et agissant sur une cible liée à cette organisation, comme un promoteur ou un opérateur.
- Un facteur trans est un produit, protéine régulatrice ou ARN, capable d’agir sur d’autres molécules compatibles ; un allèle fonctionnel peut fournir ce produit à plusieurs copies cibles.
- Chez Escherichia coli, LacI peut se lier à l’opérateur et freiner la transcription ; l’allolactose, issu du lactose, agit comme inducteur en modifiant les propriétés du répresseur.
- Dans le modèle classique, une faible disponibilité en glucose favorise un signal AMPc qui permet une activation plus forte de la transcription par AMPc-CAP, aussi nommé CRP.
- Une copie I+ restaure en trans la répression d’un allèle I−, mais ne répare pas un opérateur Oc qui ne reconnaît plus le répresseur.
- Une logique combinatoire eucaryote peut exiger plusieurs signaux, et une association entre accessibilité de la chromatine et expression ne donne pas seule le sens causal.
- Un élément de la région 3′ non traduite d’un ARN peut contrôler la quantité de protéine sans changer ses acides aminés, et les microARN influencent dégradation et traduction de cibles.
- Le bilan dM/dt = s−kM donne M* = s/k à l’état stationnaire ; si s double à k constant ou si k est divisé par deux, le stock double.
- Après un changement de s, le temps de demi-réponse est ln2/k : après une demi-vie, la moitié de l’écart entre l’ancien et le nouvel état est parcourue.
- Un rapporteur transforme une activité régulatrice en signal mesurable, mais il faut contrôler nombre de copies, intégration ou transfection, stabilité de l’ARN, maturation du signal et viabilité cellulaire.
05-02 · partie 1Variants, conséquences et interprétation
- Un variant est une différence par rapport à une référence ; sa description exige référence et orientation, et une même variation peut différer selon le transcrit ou les isoformes.
- Une transition échange deux purines ou deux pyrimidines ; une transversion échange une purine et une pyrimidine, sans renseigner directement sur la gravité.
- Un variant synonyme conserve l’acide aminé mais peut modifier épissage, stabilité de l’ARN ou traduction ; un variant intronique peut créer ou abolir un site d’épissage.
- Un non-sens crée un codon stop prématuré et peut produire une protéine tronquée ou déclencher une dégradation de l’ARN via des mécanismes de surveillance.
- Une insertion ou délétion non multiple de trois peut décaler le cadre de lecture ; une variation en phase conserve le cadre mais peut retirer un domaine essentiel.
- Une haplo-insuffisance apparaît lorsqu’une copie fonctionnelle ne suffit pas ; un effet dominant négatif implique qu’un produit altéré perturbe le produit normal ou un complexe.
- Un variant constitutionnel est présent largement depuis les premières étapes du développement ; un variant somatique apparaît dans une lignée cellulaire et peut être absent d’autres tissus.
- Dans un tissu diploïde simple, une fraction de variant à 20 % serait compatible avec environ 40 % de cellules hétérozygotes ; une mosaïque de cellules hétérozygotes à fraction f donne environ f/2.
- Deux variants d’un même gène peuvent être en cis sur la même copie ou en trans sur les deux copies homologues, distinction décisive en maladie récessive.
- Une prédiction informatique fournit une hypothèse probabiliste ou un score et ne démontre pas une pathogénicité ; une association statistique n’identifie pas automatiquement le variant causal.
05-02 · partie 2Transmission, pedigrees et probabilités
- Croisement Aa × Aa donne 1/4 AA, 1/2 Aa et 1/4 aa si ségrégation mendélienne et fécondations comparables ; seuls aa sont atteints en récessif à pénétrance complète.
- Chaque grossesse est un nouvel événement sous les mêmes hypothèses ; avoir déjà eu un enfant atteint ne consomme pas le quart de risque.
- Un enfant non atteint de deux parents Aa a un risque conditionnel de portage de (1/2)/(3/4) = 2/3.
- La pénétrance est la proportion de porteurs du génotype qui expriment le phénotype défini ; l’expressivité décrit la variation de manifestation parmi ceux qui l’expriment.
- En récessif lié à X, un garçon reçoit son X de sa mère et son Y de son père ; un père ne transmet pas son X à ses fils.
- Pour mère conductrice et père non atteint, moitié des fils atteints et moitié des filles conductrices ; pour sexe non précisé, environ 1/4 si garçons seuls atteints et sexes équiprobables.
- La formule de Bayes s’écrit P(A|B) = P(A et B)/P(B) ; il faut nommer les événements avant de multiplier des fractions.
- Pour deux allèles de fréquences p et q, p + q = 1 ; sous les hypothèses du modèle, les fréquences génotypiques sont p2, 2pq et q2.
- Si q2 = 1/10000, alors q = 0,01, p = 0,99 et le portage vaut 2pq = 0,0198, soit 1,98 % ; confondre q avec q2 sous-estime les porteurs.
- Pour deux parents Aa, la probabilité que trois enfants soient tous non atteints est (3/4)3 = 27/64 ; au moins un atteint vaut 1 − 27/64 = 37/64, environ 57,8 %.
05-02 · partie 3Méiose, recombinaison et anomalies chromosomiques
- Avant la méiose, la réplication transforme une cellule diploïde 2n, 2C en 2n, 4C ; la méiose I sépare les homologues et la méiose II les chromatides sœurs.
- La méiose I donne des cellules n, 2C et la méiose II des cellules n, 1C, sans nouvelle réplication entre les deux divisions dans le schéma classique.
- Pendant la prophase I, les homologues s'apparient et peuvent échanger des segments entre chromatides non sœurs, créant de nouvelles associations d'allèles et aidant la ségrégation.
- Deux loci proches sur le même chromosome sont liés ; la fréquence des recombinants r varie de 0 à 0,5 dans le modèle usuel à deux loci.
- Une fréquence de 50 % ne prouve pas que les loci soient sur des chromosomes différents, car des loci très éloignés sur le même chromosome peuvent sembler indépendants.
- Pour de petites distances, 1 % de recombinaison correspond approximativement à 1 centimorgan, sans conversion fixe en paires de bases.
- Une non-disjonction en méiose I donne quatre produits déséquilibrés ; en méiose II dans une seule cellule, deux restent normaux, un est n+1 et un n moins 1.
- Une polyploïdie concerne des jeux chromosomiques entiers ; une aneuploïdie concerne un nombre anormal de chromosomes particuliers, et les termes ne sont pas interchangeables.
- Un réarrangement équilibré peut interrompre un gène, modifier sa régulation ou donner des gamètes déséquilibrés, donc équilibré ne signifie pas sans conséquence.
- AB/ab est une phase de couplage ; Ab/aB une phase de répulsion, et oublier la phase inverse la prédiction des gamètes majoritaires.
05-02 · partie 4PCR, séquençage et analyse expérimentale
- La PCR utilise deux amorces encadrant la cible, orientées pour que leurs extrémités 3′ conduisent la synthèse vers cette région.
- Dans un modèle idéal, la quantité double à chaque cycle : N = N0 × 2^n, mais en pratique l’efficacité est imparfaite et la réaction atteint un plateau.
- Le sigle RT ne signifie pas automatiquement temps réel ; qPCR désigne une amplification suivie quantitativement par un signal.
- En qPCR, le Cq est atteint plus tôt si la cible initiale est plus abondante, à efficacité et seuil comparables.
- Une différence de trois cycles correspond à un facteur huit si le doublement est idéal.
- La méthode relative 2^−ΔΔCq exige notamment des efficacités appropriées et une référence stable, sinon l’interprétation peut être faussée ou inversée.
- Un témoin sans transcriptase inverse aide à détecter une contamination par ADN génomique dans une analyse d’ARN.
- Le séquençage Sanger utilise des terminaisons de chaîne et permet de lire une séquence sur une région adaptée.
- La profondeur est le nombre de lectures couvrant une position ; la couverture peut désigner la fraction de la cible suffisamment lue.
- Aucune technique ne détecte automatiquement tous les variants et la fraction allélique dépend du génotype, de la composition cellulaire, du nombre de copies et des biais techniques.
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