L’essentiel de Probabilités et biostatistiques en PASS
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9 cours90 points clés
13-01 · partie 1Description des données et variabilité
- Population est l'ensemble sur lequel porte la question scientifique; échantillon est le sous-ensemble effectivement observé; paramètre décrit population, statistique calculée dans échantillon.
- Variable qualitative nominale classe sans ordre naturel; ordinale possède un ordre sans écart constant nécessaire; quantitative discrète compte valeurs séparées; continue peut prendre toute valeur dans intervalle.
- Moyenne x̄ = somme(x_i)/n utilise toutes les valeurs et est sensible aux extrêmes; médiane partage la série ordonnée en deux moitiés et résiste mieux aux valeurs très éloignées.
- Quartiles décrivent positions à 25 %, 50 % et 75 %; étendue interquartile est Q3 − Q1 et résume la dispersion centrale.
- Variance échantillon usuelle s² = somme[(x_i − x̄)²]/(n − 1) estime sans biais variance population sous échantillonnage indépendant identiquement distribué; écart-type s retrouve unité des données.
- Variance descriptive série exhaustive peut utiliser n au dénominateur; erreur standard s/√n décrit variabilité de la moyenne estimée, non dispersion des individus.
- Histogramme représente variable quantitative découpée en classes; si largeurs diffèrent, surface des rectangles doit être proportionnelle à fréquence; diagramme en barres convient à catégories.
- Moyenne géométrique utile pour grandeurs strictement positives variant multiplicativement; vaut exponentielle de la moyenne des logarithmes; transformation log modifie interprétation en rapports.
- Pour y = ax + b, moyenne devient a moyenne(x) + b, écart-type devient |a| fois s_x; changement d'origine ne modifie pas dispersion, changement d'échelle la modifie.
- Si deux groupes d'effectifs différents, moyenne commune = (n1m1 + n2m2)/(n1 + n2); variance globale dépend dispersions internes et écart entre moyennes.
13-01 · partie 2Dénombrement, lois discrètes et calcul probabiliste
- Le quotient cas favorables/cas possibles n'est valide que si les issues comptées sont équiprobables ; regrouper des issues en catégories ne les rend pas équiprobables.
- Pour choisir successivement k objets distincts parmi n sans remise et avec ordre, on obtient n(n−1)…(n−k+1) séquences ; avec remise, n^k séquences.
- Sans ordre ni répétition, le nombre de sous-ensembles de taille k est C(n,k)=n!/[k!(n−k)!] ; la division par k! retire les k! ordres du même groupe.
- Une sélection sans remise crée une dépendance : dans une boîte de cinq tubes dont deux marqués, la probabilité de tirer un marqué passe de 2/5 à 1/4 après un marqué.
- Loi binomiale : n essais indépendants, p identique, P(X=k)=C(n,k)p^k(1−p)n−k ; pour n=8, p=0,25, E(X)=2 et Var(X)=1,5.
- Écrire X=I1+…+In donne E(X)=somme des pj sans exiger l'indépendance ; Var(X)=somme des variances + 2 fois la somme des covariances par paires.
- Loi hypergéométrique : P(X=k)=C(K,k)C(N−K,n−k)/C(N,n), E(X)=nK/N, Var(X)=np(1−p)(N−n)/(N−1) avec p=K/N.
- Poisson : P(X=k)=e−λλ^k/k!, E(X)=Var(X)=λ ; dans un processus homogène de taux r, λ=rt pour une fenêtre de durée t.
- Temps d'attente : P(T>t)=e−rt, T suit une exponentielle de moyenne 1/r ; P(T>s+t)/P(T>s)=e−rt est la propriété sans mémoire.
- Approximation normale : binomiale peu asymétrique approchée par normale de moyenne np et variance np(1−p) ; correction de continuité utilise k+0,5 pour P(X≤k) et k−0,5 pour P(X≥k).
13-01 · partie 3Conditionnement, arbres et théorème de Bayes
- Une probabilité attribue à un événement une valeur entre 0 et 1, et le complément vérifie P(Aᶜ) = 1 − P(A).
- Pour deux événements, P(A ∪ B) = P(A) + P(B) − P(A ∩ B), et deux événements incompatibles ont une intersection vide.
- Deux événements indépendants vérifient P(A ∩ B) = P(A)P(B) ; deux événements incompatibles de probabilités strictement positives ne sont pas indépendants.
- La probabilité conditionnelle P(A|B) = P(A ∩ B)/P(B), si P(B) > 0, restreint l'univers aux situations où B est réalisé.
- P(maladie|test positif) et P(test positif|maladie) n'ont pas le même dénominateur ; les confondre est une erreur fréquente de raisonnement diagnostique.
- Le théorème de Bayes donne P(A|B) = P(B|A)P(A)/P(B) ; si A et Aᶜ forment une partition, P(B) = P(B|A)P(A) + P(B|Aᶜ)P(Aᶜ).
- Dans un arbre probabiliste, on multiplie le long d'une branche et on additionne les branches incompatibles menant au même résultat.
- Sensibilité = P(test positif|malade), spécificité = P(test négatif|non-malade), VPP = P(malade|test positif), VPN = P(non-malade|test négatif).
- Dans une population de 10 000 personnes, avec prévalence 1 %, sensibilité 90 % et spécificité 95 %, la VPP vaut 90/(90 + 495) ≈ 15,4 %.
- La cote avant test est p/(1 − p) ; après un positif elle est multipliée par Se/(1 − Sp), et la probabilité finale vaut cote/(1 + cote).
13-01 · partie 4Variables aléatoires et lois usuelles
- Une variable aléatoire associe une valeur numérique à chaque issue d'une expérience ; pour une variable discrète, l'espérance est la somme des valeurs pondérées par leurs probabilités.
- La variance vaut E[(X − E(X))²] = E(X²) − E(X)² ; pour Y = aX + b, E(Y) = aE(X) + b et Var(Y) = a²Var(X).
- Les espérances s'additionnent même sans indépendance ; les variances s'additionnent si les covariances sont nulles, notamment sous indépendance.
- Une variable de Bernoulli prend 1 avec probabilité p et 0 avec 1 − p, d'espérance p et variance p(1 − p) ; une binomiale B(n,p) est la somme de n Bernoulli indépendantes.
- Une loi binomiale B(n,p) a pour probabilité en k C(n,k)p^k(1 − p)n − k, pour moyenne np et variance np(1 − p).
- La loi de Poisson décrit un nombre d'événements dans une unité de temps ou d'espace sous un modèle de taux homogène et d'occurrences indépendantes.
- Pour une loi de Poisson, P(X = k) = exp(−λ)λ^k/k!, avec espérance et variance égales à λ ; si le taux est r par heure, λ = rt sur t heures.
- La loi normale N(μ,σ²) est continue et symétrique autour de μ ; Z=(X−μ)/σ suit N(0,1) et 95 % des observations sont entre μ−1,96σ et μ+1,96σ.
- Pour une variable continue, la probabilité d'une valeur exacte isolée est nulle ; une densité peut dépasser 1 car c'est l'aire qui compte.
- Une approximation normale d'un compte discret demande des effectifs suffisants dans les deux queues pertinentes ; n grand ne suffit pas si np reste très petit.
13-01 · partie 5Échantillonnage et estimation par intervalle
- La loi des grands nombres explique la stabilisation de certaines moyennes d'échantillons indépendants autour de leur espérance, mais ne supprime pas un biais de sélection.
- Le théorème central limite donne, sous des conditions adaptées, une distribution approximativement normale de la moyenne standardisée quand n augmente, sans transformer la distribution individuelle en loi normale.
- Dans l'interprétation fréquentiste, un intervalle à 95 % couvre le paramètre fixe dans 95 % des échantillons répétés, pas 95 % des observations individuelles.
- Pour des observations indépendantes normales avec écart-type de population inconnu, l'intervalle de la moyenne est x̄ ± t_(n−1;0,975) s/√n, le quantile de Student dépassant 1,96 pour les petits échantillons.
- Pour une proportion p̂ et un grand effectif, l'intervalle de Wald p̂ ± 1,96√[p̂(1 − p̂)/n] peut sortir de [0,1] et sous-couvrir près des limites.
- À dispersion et niveau de confiance constants, la largeur de l'intervalle décroît comme 1/√n ; diviser la marge d'erreur par deux demande environ quatre fois plus d'observations.
- Dans une approximation normale, la demi-largeur vaut e = zσ/√n, donc n = (zσ/e)² ; pour une proportion, n ≈ z²p(1 − p)/e², maximal à p = 0,5.
- Avec des grappes de taille m et une corrélation intraclasse ρ, un effet de plan approximatif est 1 + (m − 1)ρ ; l'effectif informatif peut être inférieur au nombre total.
- Le bootstrap rééchantillonne avec remise les observations disponibles, mais hérite de la qualité et de la structure des données initiales ; quand aucun événement n'est observé, Wald donne une largeur nulle.
- L'intervalle de Wilson vient de l'inversion d'une inégalité de score et ses bornes restent dans [0;1], mieux adapté à de nombreux petits échantillons.
13-02 · partie 1Tests, puissance et multiplicité
- L'hypothèse nulle H0 spécifie une situation de référence, souvent l'absence de différence, et H1 définit ce que l'étude cherche à distinguer de cette référence.
- La valeur p est, sous H0 et les hypothèses du modèle, la probabilité d'obtenir une statistique au moins aussi extrême que celle observée.
- p n'est ni la probabilité que H0 soit vraie ni celle que le résultat soit dû au hasard ; p = 0,03 ne signifie pas 97 % de chances d'exister.
- Le risque alpha est la probabilité de rejeter H0 lorsqu'elle est vraie ; le risque bêta est la probabilité de ne pas rejeter H0 pour une alternative spécifiée.
- La puissance vaut 1 moins bêta et dépend de l'effet à détecter, de la variabilité, de l'effectif, du seuil et du plan.
- Ne pas rejeter H0 ne démontre pas l'égalité ; démontrer une équivalence demande des marges acceptables définies à l'avance et une procédure adaptée.
- Multiplier les tests augmente le risque d'au moins une fausse alerte ; pour m tests indépendants au seuil alpha, ce risque vaut 1 - (1 - alpha)^m.
- Bonferroni utilise un seuil alpha/m pour contrôler le risque familial, sans exiger l'indépendance mais parfois de manière conservatrice.
- Un test unilatéral ne doit pas être choisi après observation du sens des résultats, car cela modifie le risque réel de la procédure.
- Avec un très grand effectif, une différence minuscule peut devenir statistiquement significative sans intérêt pratique.
13-02 · partie 2Choisir une analyse selon le plan expérimental
- Pour deux groupes indépendants et une variable quantitative, un test t de Welch compare les moyennes sans supposer des variances égales, avec des hypothèses de distribution à évaluer.
- Pour des mesures avant-après chez les mêmes personnes, l'analyse porte sur les différences individuelles : l'appariement change l'erreur standard.
- Pour deux variables qualitatives, un tableau de contingence et un chi-deux d'indépendance peuvent convenir si les effectifs attendus le permettent ; E_ij = total_ligne_i × total_colonne_j/n.
- Pour un tableau à r lignes et c colonnes, les degrés de liberté usuels valent (r − 1)(c − 1) ; un résultat significatif indique une incompatibilité avec l'indépendance, pas l'intensité.
- Une régression linéaire simple écrit E(Y|X) = a + bX ; b exprime la variation moyenne de Y pour une unité de X.
- Une régression logistique modélise le logarithme de la cote d'un événement binaire ; l'exponentielle d'un coefficient donne un odds ratio conditionnel aux autres variables.
- Une analyse de survie étudie le délai jusqu'à un événement défini ; la censure à droite signifie que le délai exact dépasse le temps observé.
- L'estimateur de Kaplan-Meier multiplie des probabilités de survie conditionnelles aux temps d'événement ; son interprétation usuelle demande une censure non informative.
- Le hazard décrit un taux conditionnel chez les personnes encore sans événement ; un hazard ratio n'est pas directement un risque relatif cumulé, et le modèle de Cox suppose des rapports de hazards constants.
- Si une intervention est attribuée à des classes entières, les élèves ne sont pas tous des unités de randomisation indépendantes ; une analyse ignorant cette structure peut produire des erreurs standards trop petites.
13-02 · partie 3Comparer des moyennes et des proportions
- Pour deux moyennes indépendantes, SE = √(s1²/n1 + s2²/n2) et le test de Welch calcule t = différence/SE sous H0 : μ1 − μ2 = 0.
- Les degrés de liberté de Welch ne sont pas automatiquement n1 + n2 − 2 ; Welch évite l’hypothèse de variances égales mais ne résout pas tous les problèmes de données.
- Les observations doivent être indépendantes entre et dans les groupes ; des prélèvements répétés sur cinq personnes ne représentent pas 25 unités indépendantes.
- Pour des mesures avant-après, d_i = après_i − avant_i, SE_d = s_d/√n, et la normalité pertinente du test apparié concerne les différences, pas séparément avant et après.
- L’avantage de l’appariement dépend de la corrélation et de la dispersion des différences ; Var(D) = Var(après) + Var(avant) − 2Cov(avant,après).
- Pour estimer p1 − p2 avec deux proportions indépendantes, une approximation normale utilise SE = √[p1(1−p1)/n1 + p2(1−p2)/n2].
- Sous H0 d’égalité de deux proportions, le test classique estime une proportion commune p_pool et une erreur standard sous H0 différente de celle d’estimation.
- Pour des données binaires appariées, les paires concordantes n’informent pas le sens du changement ; les discordances portent l’information et suivent une binomiale conditionnelle de paramètres 25 et 0,5.
- Connaître seulement les marges avant et après ne permet pas de reconstituer le nombre de discordances ; plusieurs tableaux appariés ont les mêmes marges et des incertitudes différentes.
- Une différence avant-après significative n’établit pas seule l’efficacité causale d’une intervention, car sans groupe témoin l’évolution naturelle ou la régression vers la moyenne restent possibles.
13-02 · partie 4Régression multivariée et données de survie
- Un résidu est observé moins prédit ; sa moyenne peut être nulle avec constante sans que le modèle soit bon, et R² décrit la variabilité expliquée sans prouver la causalité.
- Dans Y = a + bX + cZ + erreur, b décrit la variation moyenne de Y pour une unité de X à Z fixé, pas la différence brute.
- Le modèle logistique logit(p) = η implique p = 1/(1 + exp(−η)) ; ajouter b au prédicteur multiplie la cote par exp(b).
- La cote de p vaut p/(1−p) ; si elle est multipliée par OR, p1 = OR×p0/[1−p0+OR×p0], et un même OR donne des changements absolus différents.
- Un odds ratio ne doit pas être annoncé comme un risque relatif, surtout lorsque l'événement est fréquent.
- Kaplan-Meier multiplie aux temps d'événement (1 − d_j/n_j), où n_j est l'effectif encore à risque juste avant et d_j le nombre d'événements.
- Une censure ne crée pas de chute directe de la courbe ; elle retire des personnes des ensembles à risque futurs, sous hypothèse de censure compatible avec l'estimation.
- La médiane de survie n'est estimable que si la courbe atteint 0,5 ; le hazard est un taux conditionnel, et un hazard ratio constant ne multiplie pas le risque cumulé.
- La discrimination concerne l'ordre ou la séparation ; la calibration concerne l'accord entre probabilités annoncées et fréquences observées dans des groupes comparables.
- Évaluer sur les données de construction peut être optimiste ; une validation séparée ou rééchantillonnage examine mieux la performance, et une bonne prédiction ne démontre pas qu'intervenir change le résultat.
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