L’essentiel de Odontologie en PASS
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6 cours60 points clés
18-01 · partie 1Cavité orale, orientation des dents et organisation des dentures
- La cavité orale est divisée par les arcades en vestibule, entre lèvres/joues et dents/gencive, et cavité propre, en dedans des arcades, communiquant en arrière avec l'oropharynx par l'isthme du gosier.
- La muqueuse est un ensemble épithélial et conjonctif ; l'épithélium est avasculaire, mais le conjonctif sous-jacent contient des vaisseaux permettant les échanges nutritifs par diffusion.
- La couronne anatomique est recouverte d'émail, la racine de cément, et leur limite est la jonction amélo-cémentaire ; la couronne clinique, visible en bouche, varie avec la gencive.
- Mésial est orienté vers la ligne médiane de l'arcade, distal à l'opposé ; vestibulaire regarde lèvres ou joues, lingual la langue, et palatin précise le côté palais au maxillaire.
- Les incisives ont un bord pour sectionner, les canines une cuspide marquée pour préhension et guidage, les prémolaires et molaires des reliefs pour fragmenter et broyer.
- La denture temporaire habituelle comporte vingt dents : par quadrant deux incisives, une canine et deux molaires, sans prémolaires.
- La denture permanente habituelle comporte, par quadrant, deux incisives, une canine, deux prémolaires et trois molaires, soit trente-deux dents si toutes les troisièmes molaires sont présentes.
- Les prémolaires permanentes succèdent aux molaires temporaires ; les molaires permanentes s'ajoutent en arrière et ne remplacent pas une dent temporaire.
- En notation FDI, le premier chiffre désigne le quadrant et le type de denture, le second la position depuis la ligne médiane, avec droite et gauche du patient.
- Pour les permanentes, les quadrants sont 1 maxillaire droit, 2 maxillaire gauche, 3 mandibulaire gauche, 4 mandibulaire droit ; les temporaires utilisent 5, 6, 7 et 8.
18-01 · partie 2Émail, dentine et pulpe : structure, formation et réponses tissulaires
- La couronne a émail et dentine autour de la pulpe, la racine est recouverte de cément, et la pulpe occupe chambre et canaux radiculaires.
- L'émail mature est très riche en minéral, principalement sous forme d'apatites, avec peu de matière organique et d'eau comparativement à la dentine.
- Les améloblastes produisent l'émail pendant le développement, puis ne persistent pas après l'éruption ; l'émail mature est acellulaire, avasculaire et non innervé.
- La dentine contient une matrice organique, notamment du collagène de type I, minéralisée, et les odontoblastes se disposent à la périphérie de la pulpe.
- Les prolongements des odontoblastes pénètrent dans les tubules dentinaires, mais le corps cellulaire reste du côté pulpaire.
- La prédentine est une matrice nouvellement déposée, située entre les odontoblastes et la dentine minéralisée, et n'est pas encore minéralisée.
- La dentine primaire est le dépôt initial, la secondaire se forme plus lentement après, la tertiaire est localisée ; la réactionnelle vient d'odontoblastes survivants, la réparatrice de nouvelles cellules.
- La sclérose dentinaire réduit la lumière de certains tubules par dépôt minéral, sans être une nouvelle couche complète de dentine.
- La pulpe contient cellules, matrice, vaisseaux et nerfs ; la sensibilité dentinaire est souvent expliquée par un modèle hydrodynamique de mouvements de fluide dans les tubules.
- Une reminéralisation d'une lésion initiale de l'émail ne signifie pas que de nouveaux améloblastes reforment une couronne après l'éruption.
18-01 · partie 3Parodonte, muqueuses orales et sécrétion salivaire
- Le parodonte associe gencive, ligament parodontal, cément et os alvéolaire ; le ligament est interposé entre cément et os, la dent n'est pas fusionnée à l'os.
- Le ligament parodontal est un tissu conjonctif spécialisé riche en fibres, cellules, vaisseaux et éléments nerveux ; ses faisceaux de collagène transmettent les charges.
- La réponse à une force dépend de sa direction, amplitude, durée et répétition ; déformation initiale et remodelage biologique se distinguent.
- Le cément participe à l'ancrage des fibres et n'est pas de l'émail radiculaire ; l'os alvéolaire est remodelable par ostéoblastes, ostéoclastes et ostéocytes.
- La muqueuse masticatoire (gencive, palais dur) résiste aux contraintes répétées ; la muqueuse de revêtement, plus souple et mobile, protège.
- Toutes les papilles de la face dorsale de la langue ne portent pas de bourgeons gustatifs ; l'aspect de relief ne suffit pas à attribuer une fonction gustative.
- Les glandes majeures sont parotides, submandibulaires et sublinguales ; les acini produisent la sécrétion primaire, les conduits la modifient, les cellules myoépithéliales participent à l'expulsion.
- La salive primaire est modifiée dans les conduits par réabsorption de sodium et chlorure et sécrétion de potassium et bicarbonate ; la salive finale est généralement hypotonique.
- Quand le débit augmente, le temps de contact canalaire diminue ; sodium et chlorure se rapprochent de la sécrétion primaire, sans variation identique de tous les constituants.
- La salive lubrifie les surfaces et facilite le bol alimentaire, contribue au goût, à la digestion initiale et à la défense ; le bicarbonate participe au pouvoir tampon.
18-01 · partie 4Odontogenèse : morphogenèse, différenciation et formation radiculaire
- Le développement dentaire mobilise l'épithélium oral et un ectomésenchyme largement issu des crêtes neurales, l'ectomésenchyme n'étant pas un épithélium renommé.
- Une induction est l'influence d'un tissu sur le devenir d'un autre et dépend de la compétence du tissu récepteur ; l'induction réciproque n'implique pas que toutes les étapes soient simultanées.
- Les stades morphologiques sont bourgeon, cupule et cloche ; au stade cupule l'épithélium acquiert une concavité et au stade cloche les couches et le contour de la future couronne s'organisent.
- Le germe comprend l'organe de l'émail épithélial, la papille dentaire qui fournit dentine et tissu pulpaire, et le follicule dentaire qui contribue aux tissus de soutien.
- Au stade cloche, l'organe de l'émail distingue épithélium adamantin externe, réticulum étoilé, stratum intermedium et épithélium adamantin interne, ce dernier participant à la lignée des améloblastes.
- Les cellules périphériques de la papille se différencient en odontoblastes, produisent une matrice de prédentine qui se minéralise et laissent des prolongements dans les tubules.
- Dans la séquence classique, les premiers dépôts de dentine précèdent ceux d'émail ; les améloblastes sécrètent la matrice amélaire du côté opposé et l'émail s'épaissit vers l'extérieur.
- La sécrétion et la maturation diffèrent : l'émail transforme sa composition organique et croît en minéral ; la dentine possède matrice collagénique et front de minéralisation.
- La gaine épithéliale de Hertwig, issue de la région cervicale de l'organe de l'émail, guide l'organisation radiculaire sans devenir une couche d'émail.
- L'éruption est un déplacement complexe vers une position fonctionnelle ; la croissance radiculaire ne suffit pas, et les chronologies distinguent initiation, début de minéralisation, émergence et achèvement radiculaire.
18-01 · partie 5Biofilm oral et équilibre minéral de la dent
- Un biofilm est une communauté de micro-organismes associée à une surface et à une matrice extracellulaire, dont l'organisation modifie les échanges et l'accès aux substrats.
- Le pH du biofilm dépend de la production, de la diffusion, de la neutralisation et du renouvellement du milieu ; une mesure de salive globale ne décrit pas le pH profond.
- Le sens des échanges minéraux dépend de l'état de saturation ; l'acidification modifie les formes du phosphate et peut favoriser la dissolution, le pH n'étant pas la seule variable.
- Un seuil de « pH critique » dépend du tissu, de la composition minérale et des concentrations ioniques ; une valeur unique sans ces conditions donne une fausse universalité.
- La reminéralisation correspond à un apport minéral dans une structure encore susceptible de le recevoir et ne reconstruit pas automatiquement une cavité avec sa morphologie originale.
- La durée passée en conditions de perte et le temps de retour à l'équilibre influencent le bilan, qui ne se déduit pas d'un pH mesuré une seule fois.
- Le pH est logarithmique : dans un modèle idéal, une diminution d'une unité multiplie l'activité des protons par dix, sans que la vitesse de dissolution soit automatiquement multipliée par dix.
- La salive participe à la dilution, à l'élimination de substrats, au pouvoir tampon et à l'apport d'ions ; une diminution de débit réduit ces fonctions sans rendre la bouche stérile.
- Les fluorures peuvent réduire la déminéralisation et favoriser la reminéralisation dans certaines conditions, sans transformer instantanément toute l'épaisseur de l'émail en fluorapatite pure.
- La carie implique un processus associé au biofilm, l'érosion une perte chimique liée à des acides sans métabolisme du biofilm déterminant, et les pertes mécaniques d'autres sollicitations.
18-01 · partie 6Biomatériaux dentaires : propriétés mécaniques, interfaces et compatibilité
- La rigidité décrit la résistance à une déformation ; la résistance mécanique, la capacité à supporter une sollicitation avant rupture ou déformation permanente.
- La dureté renseigne sur la résistance à une indentation selon un essai ; la ténacité concerne la résistance à la propagation d'une fissure, donc un matériau peut être dur mais fragile.
- Dans un modèle uniforme simple, la contrainte normale vaut sigma = F/A, avec F en newtons, A en mètres carrés et sigma en pascals.
- Une force de 100 N sur 10 mm² donne 107 Pa, soit 10 MPa ; sur 2 mm², la contrainte moyenne atteint 50 MPa.
- La déformation relative epsilon vaut delta L/L0, sans dimension ; dans le domaine élastique linéaire, sigma = E epsilon, où E est le module d'Young.
- Avec E = 20 GPa et sigma = 10 MPa, epsilon = 0,0005, soit 0,05 %, mais cette relation ne vaut pas au-delà du domaine linéaire élastique.
- Une charge inférieure à la résistance mesurée en essai unique peut rompre après de nombreux cycles : c'est la fatigue ; fluage et relaxation sont des comportements dépendant du temps.
- Si deux matériaux liés ont des coefficients de dilatation différents, des contraintes peuvent apparaître à l'interface ; delta L = alpha L0 delta T.
- Le mouillage dépend des interactions liquide, solide et milieu ; un faible angle de contact peut indiquer un bon étalement mais ne garantit pas une liaison durable.
- La biocompatibilité dépend de l'usage, du site, de la durée et des substances libérées ; elle n'est pas une étiquette absolue liée au seul nom du matériau.
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