L’essentiel de Immunologie et microbiologie en PASS
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17-01 · partie 1Organisation bactérienne, croissance et génétique
- Une bactérie est une cellule avec membrane, cytoplasme, ribosomes et génome, sans noyau entouré d’une enveloppe nucléaire, son ADN organisé en nucléoïde.
- Le peptidoglycane, réseau de chaînes glucidiques reliées par des peptides, est épais chez les Gram positif typiques et fin dans le périplasme des Gram négatif typiques.
- La membrane externe des Gram négatif contient du lipopolysaccharide, dont le lipide A participe fortement à l’activité inflammatoire, et des porines.
- La coloration de Gram dépend de la rétention d’un complexe coloré puis décoloration et contre-coloration ; âge et conditions techniques peuvent modifier le résultat.
- La division binaire répartit génome et cytoplasme en deux cellules filles ; en culture fermée on décrit latence, croissance exponentielle, phase stationnaire puis déclin.
- En phase exponentielle idéale, N = N0 × 2t/g, où g est le temps de génération ; avec N0 = 1000 et quatre générations, N = 16 000.
- Une endospore est très résistante, une cellule donne classiquement une spore qui pourra redonner une cellule végétative ; la sporulation n’augmente pas directement le nombre d’individus.
- Une mutation modifie la séquence et peut être neutre, défavorable ou avantageuse ; la sélection modifie les fréquences des variants sans diriger la mutation vers le besoin futur.
- La transformation correspond à l’acquisition d’ADN libre en conditions de compétence, la transduction utilise des bactériophages, la conjugaison implique un transfert par contact cellulaire.
- Une unité formant colonie n’est pas obligatoirement une cellule isolée, un amas peut produire une seule colonie ; la turbidité ne démontre pas seule la viabilité.
17-01 · partie 2Virus, champignons et parasites : cycles et différences
- Un virion contient un génome, une capside protéique et parfois une enveloppe lipidique portant des protéines virales, mais pas de machinerie de traduction autonome.
- La multiplication virale exige une cellule permissive; les cibles antibactériennes de paroi ou de ribosome ne sont pas automatiquement des cibles antivirales.
- Un ARN viral de polarité positive peut servir directement de messager, tandis qu'un ARN négatif doit être copié en ARN complémentaire traduisible.
- Les rétrovirus utilisent une transcription inverse suivie d'une intégration d'ADN dans leur cycle.
- La susceptibilité à l'entrée et la permissivité à la réplication sont des propriétés différentes; un récepteur ne suffit pas toujours.
- L'enveloppe acquise par bourgeonnement dérive de membranes cellulaires modifiées par des protéines virales, pas d'une membrane bactérienne à peptidoglycane.
- Une infection persistante maintient l'agent ou son génome; une latence a une expression restreinte et une réactivation possible; une détection moléculaire ne distingue pas ces états.
- Les phages infectent des bactéries; un cycle lytique produit et libère des phages, un phage tempéré peut maintenir son génome en prophage avant induction.
- Les champignons eucaryotes ont paroi à glucanes et chitine, membrane à ergostérol; levures unicellulaires, moisissures à hyphes; une culture positive d'un site non stérile doit être interprétée avec contexte.
- Les protozoaires sont des eucaryotes unicellulaires, les helminthes des animaux pluricellulaires; l'hôte définitif héberge la reproduction sexuée, l'hôte intermédiaire d'autres étapes, et le vecteur peut participer au développement.
17-01 · partie 3Écosystèmes microbiens, transmission et diagnostic
- Le microbiote rassemble les communautés microbiennes d'un milieu ; sa composition varie selon site, âge, alimentation, environnement et traitements, mais une association avec une maladie ne prouve pas la causalité.
- La colonisation est la présence et multiplication d'un agent sans maladie ; l'infection implique une interaction biologique avec multiplication ou activité, pouvant rester asymptomatique ; la maladie ajoute des dommages.
- La chaîne de transmission comprend réservoir, porte de sortie, mode de transmission, porte d'entrée et hôte réceptif ; l'incubation est le délai entre infection et manifestations.
- La qualité du diagnostic dépend du site, du moment, de la quantité et du transport ; un résultat analytique ne peut pas réparer un prélèvement inadéquat.
- Une culture négative peut résulter d'un faible inoculum, d'un agent non cultivable, d'un traitement ou d'un transport inadéquat ; une culture positive peut refléter infection, colonisation ou contamination.
- La PCR amplifie une séquence cible et peut détecter de faibles quantités de matériel génétique, y compris après perte de viabilité ; sa spécificité dépend des amorces.
- La sérologie mesure la réponse de l'hôte ; une IgM n'est pas une horloge universelle d'infection récente et une IgG positive peut traduire exposition antérieure ou vaccination.
- La valeur prédictive dépend de la probabilité avant test : avec 1 % de prévalence, sensibilité 90 % et spécificité 95 %, la proportion de vrais cas parmi les positifs est d'environ 15,4 %.
- Un agent opportuniste peut devenir pathogène si une barrière est franchie ou une défense diminuée ; le nom seul ne tranche pas entre contaminant et agent réel.
- Culture mesure la capacité de croissance, PCR une séquence génétique sans garantir la viabilité, antigène un composant de l'agent, sérologie la réponse immunitaire.
17-01 · partie 4Antimicrobiens, résistance et interprétation des preuves
- Un antimicrobien agit sur une fonction importante pour l'agent pathogène tout en préservant autant que possible l'hôte.
- La CMI est la plus faible concentration empêchant une croissance visible selon un protocole standardisé ; elle ne mesure pas la vitesse de destruction.
- Bactériostatique limite la multiplication ; bactéricide réduit la viabilité selon des critères expérimentaux ; ces qualificatifs dépendent de l'agent, la concentration, la durée et la méthode.
- Une résistance intrinsèque découle de propriétés habituelles d'un groupe ; une résistance acquise apparaît par mutation ou acquisition de matériel génétique.
- Les mécanismes de résistance sont modification de cible, inactivation enzymatique, entrée réduite, efflux accru et contournement métabolique ; plusieurs peuvent se combiner.
- La tolérance correspond à une survie prolongée sans augmentation nécessaire de CMI ; les persisters sont une fraction phénotypique survivant puis redonnant une population sensible.
- Un antibiogramme compare diamètres ou CMI à des seuils définis par des référentiels actualisés pour le couple espèce-médicament.
- Dans la terminologie EUCAST, S signifie sensible à exposition standard, I sensible à exposition augmentée, R résistant ; I n'équivaut pas à R.
- L'antimicrobien réduit davantage les organismes sensibles, augmentant la proportion relative des résistants, sans provoquer intentionnellement de mutation correspondante.
- Un biofilm combine matrice, gradients et diversité d'états physiologiques ; il faut mesurer croissance et survie séparément.
17-02 · partie 1Immunité innée, inflammation et complément
- Les PRR détectent des PAMP microbiens ou des DAMP de cellules/matrices endommagées et sont codés dans la lignée germinale, sans réarrangement aléatoire.
- L'inflammation locale associe vasodilatation, perméabilité et recrutement, donnant rougeur, chaleur, gonflement et douleur ; une lésion stérile peut la déclencher.
- Le recrutement leucocytaire suit roulement, activation, adhérence ferme, traversée endothéliale et migration ; les sélectines et intégrines le régulent, et les neutrophiles arrivent rapidement.
- La phagocytose est facilitée par des opsonines comme anticorps ou fragments du complément ; le phagosome mûrit et fusionne avec des compartiments lysosomaux.
- L'explosion oxydative utilise notamment la NADPH oxydase pour produire des espèces réactives, qui peuvent aussi endommager les tissus de l'hôte si mal localisées ou prolongées.
- Les NK intègrent signaux activateurs et inhibiteurs ; la baisse du CMH I avec stress peut favoriser la cytotoxicité, et elles libèrent perforine et granzymes.
- Le complément est un réseau de protéines activées en cascade ; les voies classique, des lectines et alternative convergent vers des convertases de C3.
- C3b favorise l'opsonisation et l'amplification ; C3a et C5a contribuent à l'inflammation, C5a étant particulièrement puissant dans le recrutement et l'activation.
- C5b-9 forme un complexe membranaire terminal, et les cellules de l'hôte possèdent des régulateurs limitant l'activation du complément.
- Les interférons de type I induisent un état antiviral et la résolution de l'inflammation est active, avec arrêt du recrutement et réparation.
17-02 · partie 2Présentation antigénique, organes lymphoïdes et activation T
- Un antigène est une structure reconnue par des récepteurs immunitaires ; un épitope est la portion effectivement reconnue.
- Le TCR des lymphocytes T conventionnels reconnaît principalement un complexe associant peptide et molécule du CMH, alors que le BCR peut reconnaître une structure native accessible.
- Le CMH humain, appelé HLA, est polygénique et polymorphe : plusieurs loci existent et de nombreux allèles circulent dans la population.
- Le CMH I est exprimé par la plupart des cellules nucléées ; des peptides de protéines intracellulaires dégradées par le protéasome sont transportés par TAP puis chargés sur CMH I.
- Le CMH II est surtout exprimé par des cellules présentatrices professionnelles ; des antigènes internalisés sont dégradés dans des compartiments endolysosomaux et la chaîne invariante protège et oriente le CMH II.
- Le CMH I est associé au corécepteur CD8 et le CMH II au CD4 ; le CMH I charge surtout des peptides intracellulaires, le CMH II des peptides internalisés.
- La présentation croisée permet à certaines cellules, notamment dendritiques, de présenter sur CMH I des antigènes captés depuis l’extérieur, sans infection productive.
- Présenter un peptide ne signifie pas automatiquement activer un lymphocyte naïf : il faut un signal TCR-peptide-CMH, une costimulation comme CD28 et des signaux cytokiniques, sinon anergie ou tolérance.
- Un T cytotoxique peut libérer perforine et granzymes ou utiliser des récepteurs de mort pour éliminer la cellule cible, sans phagocyter le virus.
- Le thymus est primaire pour la maturation T, la moelle pour l’hématopoïèse et la maturation B ; les ganglions, la rate et les tissus muqueux sont secondaires et les naïfs recirculent.
17-02 · partie 3Lymphocytes B, anticorps et centres germinatifs
- Les lymphocytes B produisent leurs récepteurs par réarrangement de segments génétiques : chaînes lourdes V, D, J ; chaînes légères V et J.
- L’antigène sélectionne des clones B préexistants ; il ne dessine pas directement le récepteur parfaitement adapté.
- Une immunoglobuline associe deux chaînes lourdes et deux légères ; les régions variables forment les sites de reconnaissance, les constantes déterminent les fonctions effectrices.
- L’affinité est la force d’une interaction entre un site et un épitope ; l’avidité est la stabilité globale d’interactions multiples.
- La neutralisation empêche un agent ou une toxine de se fixer ou d’agir ; l’opsonisation facilite la phagocytose, mais la liaison à un antigène n’est pas nécessairement neutralisante.
- Dans les centres germinatifs, les B subissent des hypermutations somatiques dans les régions variables, avec un rôle de l’enzyme AID, puis sont sélectionnés.
- La maturation d’affinité est mutation plus sélection ; toutes les mutations n’améliorent pas la liaison.
- La commutation de classe modifie la région constante de la chaîne lourde sans changer directement l’arrangement variable principal, donc change les fonctions effectrices.
- Le plasmocyte sécrète des anticorps et certains vivent longtemps dans des niches médullaires ; les B mémoire persistent avec une réponse rapide au rappel.
- IgM correspond à une réponse initiale fréquente et une forme sécrétée multimérique ; IgG a de nombreuses fonctions systémiques et un passage placentaire selon sous-classe et contexte.
17-02 · partie 4Tolérance, hypersensibilités et immunodéficiences
- La tolérance centrale intervient pendant la maturation : dans le thymus pour les T et principalement dans la moelle pour les B.
- La sélection positive thymique conserve des cellules reconnaissant suffisamment le CMH ; la sélection négative limite des réactivités excessives contre le soi présenté.
- La tolérance périphérique comprend absence de costimulation, anergie, suppression régulatrice et élimination ; les T régulateurs agissent par contact et cytokines.
- Une réponse autoréactive peut être détectée sans maladie ; la maladie auto-immune implique des dommages contre le soi, l'allergie une réaction dommageable contre des antigènes souvent inoffensifs.
- Les maladies auto-inflammatoires mettent surtout en jeu des dérèglements de l'immunité innée ; ces catégories ne sont pas synonymes et peuvent présenter des recouvrements.
- Le type I comporte une sensibilisation avec IgE fixées sur récepteurs de haute affinité des mastocytes et basophiles ; un antigène pontant les IgE libère des médiateurs.
- Le type II implique des anticorps contre des antigènes cellulaires ou de matrice, pouvant provoquer complément, recrutement, phagocytose ou modifier la fonction d'un récepteur sans détruire la cellule.
- Le type III implique des complexes immuns formés avec des antigènes solubles, déposés ou insuffisamment éliminés ; localisation, taille et activation du complément influencent les lésions.
- Le type IV repose sur des mécanismes à médiation T ; cette classification est un outil mécanistique et une maladie peut associer plusieurs types.
- Une immunodéficience est l'insuffisance d'une ou plusieurs fonctions, constitutionnelle ou acquise ; un déficit de nombre et un déficit de fonction diffèrent, une numération normale ne prouve pas la fonction.
17-02 · partie 5Mémoire immunitaire, vaccination et immunité des muqueuses
- Après une première réponse, des cellules mémoire persistent et des plasmocytes à longue vie peuvent maintenir des anticorps, rendant une nouvelle exposition différente de l’état naïf.
- La réponse secondaire est souvent plus rapide et efficace, avec des anticorps de meilleure affinité, mais la mémoire ne garantit pas une immunité stérilisante.
- Les cellules mémoire centrales circulent entre organes lymphoïdes, d’autres sont orientées vers les tissus ou y résident, donc mesurer le sang ne révèle pas tous les compartiments.
- La vaccination vise une immunité active avec apprentissage par l’hôte, tandis que l’administration d’anticorps fournit une protection passive, plus immédiate mais limitée par leur durée de vie.
- La protection passive maternelle inclut le passage placentaire d’IgG et des défenses muqueuses apportées notamment par les IgA du lait, dont voies et durées diffèrent.
- Les vaccins vivants atténués présentent un agent à réplication limitée, les inactivés un agent non réplicatif, les sous-unitaires des composants sélectionnés et les anatoxines une toxine inactivée.
- Un vaccin conjugué lie un polysaccharide à une protéine ; le B capte l’ensemble et présente des peptides, le TCR conventionnel ne reconnaît pas le polysaccharide.
- Un adjuvant active ou module des voies innées ; un corrélat de protection est une mesure associée à la protection, pas nécessairement un seuil universel.
- L’IgA dimérique est transportée par le récepteur des immunoglobulines polymériques avec composante sécrétoire, et la tolérance orale dépend du contexte d’exposition.
- Une diminution de susceptibilité ou de transmission dans une population peut réduire l’exposition des autres, mais l’ampleur dépend de la transmissibilité, de l’efficacité et des contacts.
17-02 · partie 6Hémostase : plaquettes, coagulation, freins et fibrinolyse
- L'hémostase maintient le sang dans le compartiment vasculaire et limite sa perte lors d'une brèche, avec une obturation suffisante, localisée et réversible.
- Hémostase primaire, coagulation et fibrinolyse sont distinguées pour l'étude, mais elles se chevauchent et interagissent dans le temps.
- L'endothélium intact est peu adhésif; une brèche expose le sous-endothélium, le facteur von Willebrand participe aux relations surfaces-plaquettes, et le facteur tissulaire initie la coagulation quand il devient accessible.
- Les plaquettes, issues des mégacaryocytes et sans noyau, possèdent membranes, organites, granules, récepteurs et cytosquelette; adhésion, activation et agrégation sont trois relations distinctes.
- Le complexe GPIb-IX-V interagit avec le facteur von Willebrand; l'intégrine alphaIIb bêta3, ou GPIIb/IIIa, permet des pontages par le fibrinogène lorsqu'elle est activée.
- Le complexe facteur tissulaire-VIIa initie l'activation; IXa-VIIIa et Xa-Va amplifient la génération de thrombine, produite à partir de la prothrombine.
- La thrombine coupe le fibrinogène soluble pour assembler la fibrine; le facteur XIII activé stabilise le réseau par des liaisons covalentes.
- L'antithrombine, le système protéine C-protéine S et le TFPI freinent la coagulation; la vitamine K modifie post-traductionnellement II, VII, IX, X, protéines C et S.
- Le plasminogène est activé en plasmine par l'activateur tissulaire du plasminogène; la plasmine dégrade la fibrine, et les D-dimères proviennent de la fibrine réticulée.
- Le plasma conserve le fibrinogène, le sérum a une composition modifiée; TP explore VII et la voie commune, TCA dépend de XII, XI, IX, VIII, TT apporte la thrombine.
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