L'essentiel
- Un agent stresseur est une situation ou un stimulus qui menace, réellement ou en apparence, l'équilibre de l'organisme ; il peut être physique, biologique, psychologique ou social.
- La réponse au stress est adaptative : elle mobilise l'énergie pour faire face, puis ramène l'organisme à son état initial.
- On distingue une phase d'alarme (secondes, adrénaline), une phase de résistance (minutes à heures, cortisol) et, si le stress se prolonge, une phase d'épuisement.
- L'amygdale détecte les menaces et active l'hypothalamus ; l'hippocampe et le cortex préfrontal freinent la réponse.
- Le système nerveux autonome comprend le système sympathique (moelle thoracique et lombaire, noradrénaline) et le système parasympathique (tronc cérébral et moelle sacrée, acétylcholine), aux effets souvent opposés.
- La médullosurrénale, commandée par des neurones sympathiques, libère de l'adrénaline dans le sang.
- L'adrénaline accélère le cœur, dilate les bronches, redistribue le sang vers les muscles et stimule la glycogénolyse hépatique.
- L'axe corticotrope fonctionne en cascade : CRH (hypothalamus), puis ACTH (antéhypophyse), puis cortisol (corticosurrénale).
- Le cortisol, stéroïde à récepteur intracellulaire, agit sur l'expression des gènes : néoglucogenèse, mobilisation des réserves, effets anti-inflammatoire et immunosuppresseur.
- Le cortisol est sécrété en permanence selon un rythme circadien, maximal au réveil.
- Le cortisol exerce un rétrocontrôle négatif sur l'hypothalamus et l'antéhypophyse, renforcé par l'hippocampe riche en récepteurs au cortisol.
- Le stress chronique réduit les récepteurs au cortisol de l'hippocampe, affaiblit le rétrocontrôle et maintient une cortisolémie élevée, ce qui forme un cercle vicieux.
- La plasticité cérébrale permet une reconstitution partielle des réseaux de l'hippocampe et du cortex préfrontal après la disparition de l'agent stresseur.
- Les benzodiazépines anxiolytiques se fixent sur le récepteur GABA-A et renforcent l'effet inhibiteur du GABA ; elles exposent à la tolérance et à la dépendance.
- Un traitement prolongé par corticoïdes de synthèse freine l'axe corticotrope ; son arrêt est donc progressif.
Formules et définitions à connaître
| Notion | Définition ou relation | Remarque |
|---|---|---|
| Axe corticotrope | CRH → ACTH → cortisol | hypothalamus, antéhypophyse, corticosurrénale |
| Rétrocontrôle négatif | le cortisol freine la sécrétion de CRH et d'ACTH | relayé par l'hippocampe |
| Adrénaline | catécholamine de la médullosurrénale, récepteurs membranaires | effets en secondes, durée de quelques minutes |
| Cortisol | glucocorticoïde stéroïde, récepteur intracellulaire | effets en dizaines de minutes à heures |
| Variation relative | (valeur finale − valeur initiale) / valeur initiale | à exprimer en pourcentage |
| Concentration massique | c (g·L⁻¹) = c (mol·L⁻¹) × M | M(cortisol) = 362 g·mol⁻¹ |
| Récepteur GABA-A | canal à Cl⁻ ; son ouverture hyperpolarise le neurone | site distinct pour les benzodiazépines |
| Test de freinage à la dexaméthasone | la cortisolémie baisse si le rétrocontrôle fonctionne | absence de baisse : rétrocontrôle défaillant |
Pièges à éviter
- Confondre médullosurrénale (adrénaline, commande nerveuse) et corticosurrénale (cortisol, commande par l'ACTH).
- Inverser l'ordre de l'axe : c'est CRH, puis ACTH, puis cortisol.
- Dire que le cortisol se fixe sur un récepteur membranaire : il est liposoluble, son récepteur est intracellulaire.
- Présenter la réponse au stress comme néfaste en elle-même : la réponse aiguë est adaptative.
- Affirmer qu'une benzodiazépine ouvre seule le canal à chlorure : elle renforce l'effet du GABA.
- Oublier le rythme circadien : le cortisol n'est pas sécrété seulement en cas de stress.
Je me teste
1. Quelle structure cérébrale détecte les menaces et active l'hypothalamus ? → L'amygdale.
2. Quelle hormone sécrète l'antéhypophyse dans l'axe corticotrope ? → L'ACTH.
3. Quelle partie de la surrénale sécrète l'adrénaline ? → La médullosurrénale.
4. Quel est l'effet de l'adrénaline sur le foie ? → Elle stimule la glycogénolyse, d'où une hyperglycémie.
5. Où se trouve le récepteur du cortisol ? → Dans la cellule (récepteur intracellulaire).
6. Quel effet du cortisol fait monter la glycémie ? → La stimulation de la néoglucogenèse hépatique.
7. Sur quels étages le cortisol exerce-t-il un rétrocontrôle négatif ? → Sur l'hypothalamus et l'antéhypophyse, avec le relais de l'hippocampe.
8. Pourquoi le stress chronique entretient-il une cortisolémie élevée ? → Les récepteurs au cortisol de l'hippocampe diminuent, le rétrocontrôle s'affaiblit.
9. Comment agissent les benzodiazépines ? → Elles renforcent l'effet inhibiteur du GABA sur le récepteur GABA-A.
10. Pourquoi arrête-t-on progressivement un traitement prolongé par corticoïdes ? → L'axe corticotrope freiné met du temps à redémarrer.